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	<title>VENI,VIDI, VIKINGS</title>
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		<title>EQUIPAGE MALADE, EN PROIE A UN FORT SYNDROME DE STENDHAL …</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 14:34:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Autre   titre proposé : SI UNE SEULE FOIS DANS TA VIE ICI EN SCANDINAVIE T&#8217;AS PAS NAVIGUE  L&#8217; AMI ET BIEN &#8230; T&#8217;AS LOUPE TA VIE (de marin) Bon, c&#8217;est un  peu long, excusez-moi, j&#8217;ai des circonstances &#171;&#160;exténuantes&#160;&#187; &#8230; Pour le syndrome de Stendhal, appelé aussi syndrome de Florence, il s&#8217;agit du trouble émotionnel et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Autre   titre proposé :</p>
<p>SI UNE SEULE FOIS DANS TA VIE<br />
ICI EN SCANDINAVIE<br />
T&rsquo;AS PAS NAVIGUE  L&rsquo; AMI<br />
ET BIEN &#8230; T&rsquo;AS LOUPE TA VIE (de marin)</p>
<p>Bon, c&rsquo;est un  peu long, excusez-moi, j&rsquo;ai des circonstances &laquo;&nbsp;exténuantes&nbsp;&raquo; &#8230;</p>
<p><span id="more-773"></span></p>
<p>Pour le syndrome de Stendhal, appelé aussi syndrome de Florence, il s&rsquo;agit du trouble émotionnel et psychique censé vous prendre à la gorge devant les inouïes beautés que vous avez eues l&rsquo;occasion d&rsquo;admirer. Exemple : le dénommé Stendhal devant les œuvres des Botticelli et confrères à la galerie des Offices ou au pied du David de Michel-Ange. Une visite qui dure quelques heures, au mieux quelques jours dans la cité italienne … alors imaginez que nous avons vu des tas « d&rsquo;inouïes beautés » quasiment en permanence depuis notre périple routier vers Bergen et le retour en voilier d&rsquo;Oslo à Kappeln (Allemagne) et vous comprendrez dans quel état nous sommes, c&rsquo;est-à-dire passablement « à l&rsquo;Ouest » ! (pardon, au Nord…).<br />
Plutôt qu&rsquo;une liste plus ou moins exhaustive des endroits visités, avec toujours le même refrain : c&rsquo;était trop beau, j&rsquo;ai préféré vous proposer un abécédaire à usage de ceux qui auraient envie de découvrir  le coin en bateau par eux-mêmes tout en vous faisant partager quelques unes de nos découvertes de voyageurs naïfs.<br />
Quand aux photos … elles accompagneront quelques unes des « entrées » de ce mini-dico.<br />
Bonne lecture !</p>
<p>ABÉCÉDAIRE BALTE ET SCANDINAVE</p>
<p><strong>A</strong>marrage</p>
<p>Nous avons trouvé à peu près tous les types d&rsquo;amarrage connus dans les ports : quais plus ou moins hauts, parfois trop, parfois pas assez …, piquets, cat-ways, pendilles, « <em>fingers</em> » -l&rsquo;horreur absolue !- ou bouées à prendre avant de s&rsquo;amarrer au quai. Les piquets sont majoritaires au Danemark et en Allemagne (voir actu 2), les <em>fingers</em> en Suède, les bouées et pendilles rares mais on en trouve un peu dans chaque pays. Pour ceux qui auraient l&rsquo;idée saugrenue de venir par ici (je rigole), le type de balcon avant est un élément à étudier de très près ! Tous les amarrages, quai excepté, se pratiquent étrave à quai. Souvent impératif car les fonds remontent vite ou, dans le cas des<em> fingers</em>, ne sont pas prévus pour nos larges arrières. Parlons-en de ceux-là ! Pas des gâteaux enrobés de chocolat mais des poutres métalliques (type cat-way) de section carrée 8 cm, munie de minuscules anneaux (inatteignables du pont) et dotées à leur extrémité de vagues petits flotteurs. Pas question de se poser dessus à moins d&rsquo;avoir comme équipière une artiste de cirque (on a déjà eu un oiseau de ce genre &#8230; tiens, Alice, tu viens naviguer en Suède l&rsquo;an prochain ??). Il faut sauter devant et essayer de choper les anneaux avec son aussière. D&rsquo;où balcon « ad hoc » que nous projetons d&rsquo;acquérir l&rsquo;hiver prochain ! Il faut être honnête et dire que cela se passe en général plutôt bien car les autres plaisanciers locaux vous prêtent toujours la main … quand ils sont là. La manœuvre ne semble d&rsquo;ailleurs pas beaucoup plus aisée pour les locaux.</p>
<p><strong>B</strong>alises (et <strong>B</strong>ouées)</p>
<p>Il y a de quoi baliser en Scandinavie ! Mais comment faisaient-ils avant la cartographie électronique, le GPS et autre Galiléo ? Leurs balises (pour les béotiens, les marques flottantes au milieu de l&rsquo;eau qui indiquent si l&rsquo;on doit passer au nord, au sud, à l&rsquo;est ou à l&rsquo;ouest) sont constituées de piquets très fins et peu élevés. Nous sommes formels : elles ne sont pas visibles à moins d&rsquo;un demi-mille dans les meilleures conditions, plus souvent 0,3 … soit 600 mètres environ. Je me souviens de nos virées en Bretagne nord quand nous devions parer les dangers de récifs tordus et de courants teigneux (tiens ! Les Minquiers par exemple!). Nous naviguions sans GPS ni autre moyen de positionnement. Estime, compas et relèvements nous suffisaient avec l&rsquo;appoint de la  goniométrie  pour les traversées. Comme nous étions contents d&rsquo;apercevoir la Ouest Minquiers à peu près là où nous l&rsquo;attendions ! Visibles à au moins deux milles, la balise en question … et heureusement car les erreurs de navigation se paient cash, là-bas. Hautes, fraîchement repeintes et … placées au bon endroit ! Ici, dans le nord, elles sont non seulement minuscules mais placées bizarrement. Telle est devant un cailloux mais telle autre balise des fonds de plus de cinq mètres même si on la trouve à l&rsquo;écart des routes marchandes. Quant aux bouées &#8230; voir ci-dessous.</p>
<p>Bref, mystère … et vive la carto électronique !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0504.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-795" alt="IMG_0504" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0504.jpg" width="670" height="435" /></a></p>
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<p><em>Oui, vous ne rêvez pas : c&rsquo;est bien une balayette de ch&#8230;. Les vertes ont les mêmes taillées en cône.  (Danemark)</em></p>
<p><strong>B</strong>ateaux</p>
<p>Si la Hollande est le champion toutes catégories de la restauration et de l&rsquo;entretien de bateaux centenaires et merveilleux, notons que les Allemands font quasiment jeu égal : des voiliers en bois de toutes catégories et de toutes tailles sillonnent la Baltique. Ils ont en commun la qualité de leurs vernis et souvent, des lignes magnifiques (bateaux de travail comme « yachts » rutilants!). Ils appartiennent à des associations ou à des particuliers. Nous avons rencontré un de ces propriétaires amoureux, possédant un petit cotre de huit mètres semblable à un bijou. Onze mois de travail tous les ans pour le maintenir dans cet état exceptionnel et un mois pour naviguer. « Je n&rsquo;ai que ça à faire et ça me passionne », nous a-t-il dit. Dans les autres pays, nous n&rsquo;avons pas retrouvé cette passion pour ces pièces de musée. Quelques vieux gréements naviguent mais cela reste confidentiel.<br />
Les unités récentes dépassent rarement une longueur de 12 mètres, les « 36/38 pieds » sont majoritaires. Modestes et économes, les nordiques, quand ils naviguent ? Oh que non ! A côté de voiliers de grandes séries économiques, surtout allemandes (même si rachetées par nos mastodontes nationaux … Delher ou Bavaria …), nous trouvons une majorité de bateaux très chers à la vente. Halberg-Rassy, X, Najad, Malö ou des séries « artisanales » allemandes. Les bateaux sont de taille moyenne mais coûtent le prix d&rsquo;un 50 pieds de chez qui vous savez. A part ça, c&rsquo;est plus souvent à la voile qu&rsquo;au moteur, y compris au louvoyage ou par tout petit temps. Vive la navigation à voile !</p>
<p><strong>B</strong>erniques</p>
<p>Petit coquillage, appelé aussi chapeau de clown qui s &rsquo;accroche à son rocher et se bloque quand on cherche à l&rsquo;en déloger.<br />
Autre définition donnée par l&rsquo;équipage de Pixel : tout bateau suédois au mouillage, voilier ou vedette motorisée. La méthode traditionnelle consiste en effet à s&rsquo;approcher à moins d&rsquo;un demi-mètre du cailloux, par l&rsquo;avant bien sûr (dans l&rsquo;autre sens, le safran aurait déjà tapé la roche…), après avoir mouillé son ancre arrière équipée non d&rsquo;une chaîne mais bien souvent d&rsquo;une simple sangle sur enrouleur puis sauté à terre sur un des innombrables rochers de granite qui composent leurs innombrables « <em>archipelagos</em> », à condition bien sûr d&rsquo;avoir auparavant vérifié que le rocher en question comportait bien deux pitons ou anneaux planté dans le granite. Pas question de trouver une autre « croche », le rocher est aussi lisse et plat qu&rsquo;une peau de bébé ! Comment ça tient ? Réponse au mot « mouillage » !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0436.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-792" alt="IMG_0436" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0436.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
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<p><em>Une sangle sur l&rsquo;ancre arrière, deux pitons sur le rocher : tiens, une bernique !</em></p>
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<p><strong>B</strong>ois<br />
Norvège, Suède ou Danemark, le bois est omniprésent dans les ouvrages et la construction. Nous avons apprécié les longs et beaux quais en bois des différents ports dans lesquels nous nous sommes arrêtés. Outre un aspect flatteur, ces planches non vernies ni cirées accrochent bien aux pieds, limitant ainsi les risques de glissade. Au Danemark, des tables de pique-nique en bois (comme on en trouve chez nous sur les aires d&rsquo;autoroutes) sont installées à même les quais. Le soir, elles sont prises d&rsquo;assaut par les équipages qui préfèrent venir y manger plutôt que de rester à bord dans leur cockpit.<br />
On dit qu&rsquo;il gèle « à pierre fendre », on ne dit jamais qu&rsquo;il gèle à bois fendre … façon de dire que ce matériau est beaucoup plus adapté aux climats extrêmes que la pierre ou le ciment. On le retrouve donc partout dans la construction des maisons. Je ne m&rsquo;étendrai pas sur le procédé de construction : c&rsquo;est de « l&rsquo;ossature bois » ou à peu près. Les murs ne sont pas montés avec des pièces massives style chalet suisse, savoyard ou canadien. Le bois est également toujours peint. Rouge très dominant en Norvège, blanc et jaune en Suède, rouge mais aussi de couleurs variées au Danemark.<br />
On ne connaît qu&rsquo;un seul concurrent à ce matériau : la brique mais plus au sud, essentiellement au Danemark. Nous ne parlons pas ici des immeubles dans les grandes villes … et cette rubrique n&rsquo;est pas un traité d&rsquo;architecture (incompétence quasi totale de l&rsquo;auteur &#8230;)</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0112mmodif.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-803" alt="IMG_0112mmodif" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0112mmodif.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em>Nos quais en bois &#8230; voir aussi &laquo;&nbsp;lumières&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>C</strong>ourants</p>
<p>C&rsquo;est entendu, la Baltique ne connaît pas les marées : l&rsquo;eau monte puis descend de quelques centimètres. Il faut donc être assez observateur pour distinguer la marée basse de la marée haute. Le paradoxe est que les courants, eux, ne sont pas négligeables. Un vent de nord &#8211; même modéré &#8211; vous donnera un nœud de courant portant au sud voire un nœud et demi. Et vice versa. Les descentes au portant s&rsquo;en trouvent donc accélérées pendant que le louvoyage devient un tant soit peu laborieux. A noter qu&rsquo;à ce courant s&rsquo;ajoute un flux plus général, grossi ou pas des courants amenés par les nombreux cours d&rsquo;eau qui se jettent dans la mer et/ou des goulets formés par la topographie des lieux. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;à la hauteur du pont de Mittelfart, Danemark, nous avons eu la surprise d&rsquo;être poussés méchamment par plus de quatre nœuds dans le dos avec un vent de force 3/4 en plein dans le nez. Je vous laisse imaginer l&rsquo;état du plan d&rsquo;eau à cet endroit&#8230; pire que le clapot méditerranéen !</p>
<p><strong>É</strong>glises</p>
<p>Pas grand-chose à voir de ce côté là, nous ne sommes pas dans des pays qui ont érigé de grandes basiliques et autres cathédrales. Elles sont donc modestes, fermées au public le plus souvent et peu remarquables. Une exception : la remarquable cathédrale d&rsquo;Odense, de pur style gothique, toute en briques, rouges dehors et peintes en blanc dedans : effet garanti !<br />
La Norvège est connue pour ses églises en « bois debout », amplement photographiées et montrées dans les guides touristiques. Nous avons visité celle de Borgund, dans le Télémark qui est une des plus célèbres et la plus ancienne. Il reste une trentaine de ces édifices dans tout le pays, certains ayant été déplacés, d&rsquo;autres étant à leur emplacement initial. A celle de Borgund est accolé un petit musée charmant et très intéressant. L&rsquo;église trône au milieu d&rsquo;un cimetière verdoyant et très simple (les tombes sont des stèles en pierre, sobres et éparpillées sur la pelouse, sans dalles devant).<br />
Comment dire ? Devant les photos de ce monument, nous pensions à quelque chose de massif, assez imposant, très haut. La vérité est que l&rsquo;église ressemble plus à une petite chapelle de village. L’appellation bois debout ne vient pas du fait qu&rsquo;elle serait construite uniquement avec des troncs pointés vers le haut : ce sont les piliers « colonnes » qui lui donne ce qualificatif. Les autres planches sont empilées à l&rsquo;horizontale. Le tout est entièrement badigeonné à l&rsquo;extérieur, d&rsquo;un coaltar fait de charbon de bois et de résine qui sent bon le chantier naval du moyen-âge. On entre dans ce sanctuaire en ayant l&rsquo;impression d&rsquo;entrer dans la cale d&rsquo;une nef ! (admirez la polysémie !)</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0260.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-793" alt="IMG_0260" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0260.jpg" width="447" height="670" /></a></p>
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<p><em>Borgund : l&rsquo;église en &laquo;&nbsp;bois debout&nbsp;&raquo; et son petit cimetière</em></p>
<p><strong>E</strong>mbrassades</p>
<p>En Suède, en Norvège et même a Danemark, quand des camarades, des parents ou amis se rencontrent, ils ne se font pas « péter la bise » pour se dire bonjour. Habitude charmante et très romantique : ils s&rsquo;enlacent tendrement quelques secondes en se souriant. Nous avons trouvé cette pratique amusante, en rupture de la représentation erronée que nous pouvons avoir de Scandinaves froids et distants !</p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;"><b>Équipiers</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;">C&rsquo;est la première année où nous n&rsquo;aurons accueilli aucun équipier à bord. Si l&rsquo;on a grand plaisir à naviguer tous les deux, nous apprécions aussi beaucoup d&rsquo;embarquer telles ou tels pour partager nos aventures ! Cette année, les pays et paysages traversés ainsi que le type de navigation, variée avec des vents de toutes forces mais quasiment jamais violents, s&rsquo;y prêtaient parfaitement &#8230; dommage ! </span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #3333ff;"><b>Étiquettes (écolos?)</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #3333ff;">Nous avons déjà évoqué le « tout numérique-automatique-inhumain » dans une actu précédente. Revenons deux secondes sur les « étiquettes ». Quand vous payez vos droits de port via l&rsquo;automate de paiement, vous recevez un reçu avec le code du WIFI, celui des sanitaires ET une magnifique étiquette colorée, d&rsquo;une vingtaine de centimètres à coller sur le balcon du bateau, bien en évidence. Une étiquette par jour, dans des endroits où se posent quotidiennement des dizaines de bateaux. C&rsquo;est décoratif : certains plaisantins n&rsquo;enlèvent pas les « vieilles » étiquettes, transformant ainsi leurs fiers croiseurs en sapins de noël. Hé, hé … des centaines voire milliers de bout de papiers (très) plastifiés : est-ce bien écolo, ça ? Nous parlons de pays scandinaves qui revendiquent cette démarche, bien sûr &#8230;</span></p>
<p><strong>F</strong>aune</p>
<p>Commençons par la faune marine et une petite déception. Peu de dauphins, pas de tortues, peu d&rsquo;oiseaux de mer : la Baltique nous semble assez vide. Pas de poissons non plus dans les eaux assez souvent claires des ports. Quelques rares coquillages sur les plages : nous sommes loin de nos côtes atlantiques voire méditerranéennes ! Les seules bestioles à croiser en grand nombre dans ces parages sont des colonies de méduses, toutes de la même espèce et réparties uniformément sur les côtes et le large de tous les pays que nous avons traversés. Les scientifiques parlent de la « gélification » des océans en constatant la multiplication des méduses. Dormez, braves gens et restez médusés … tout va bien sur cette planète en pleine forme.<br />
Les oiseaux sont cependant assez présents dans les parties abritées des baies : les oies sauvages vivent ici en groupes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;individus et les canards en famille. De nombreux cygnes également trempent leurs pattes dans cette eau peu salée (voir entrée « Mer »). Quelques mouettes et goélands planent au-dessus de ce beau monde. Nous avons également observé des sternes arctiques, très semblables aux sternes pierregarin de nos côtes et tout aussi habiles au plongeon en chute libre !<br />
Côté terrestre, les panneaux « attention, traversée de rênes » nous ont bien fait rigoler ainsi que les trois bisons aperçus broutant dans un champ qui bordait un de nos idylliques mouillages.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0337.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-794" alt="IMG_0337" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0337.jpg" width="670" height="453" /></a></p>
<p><em>Chèvre de Bergen &#8230; ou alien ?</em></p>
<p><strong>F</strong>jord</p>
<p>Eau d&rsquo;un bleu outremer, nature luxuriante, forêts qui plongent littéralement dans l&rsquo;eau, étroites routes qui serpentent le long avant de s&rsquo;engouffrer dans d&rsquo;interminables tunnels, adorables petites maisons de bois, rouges et jaunes surtout, quelques villages et bourgades disséminées au creux des anses : tels nous sont apparus les fjords norvégiens dont le fameux Sonderfjord. Merveilles naturelles que nous avons visitées par la route dans une confortable berline. L&rsquo;option route plutôt que voile s&rsquo;est avérée la bonne : des distances colossales sur un plan d&rsquo;eau lisse et sans vent ainsi qu&rsquo;une absence d&rsquo;abris ou d&rsquo;endroits pour mouiller notre ancre ne nous ont pas fait regretter d&rsquo;être en voiture. Nous avons pu visiter Bergen, très belle ville avec un port peu propice à l&rsquo;accueil des petits voiliers et parcourir l&rsquo;intérieur du Télémark et du Vestland en passant par des cols et des hauts plateaux d&rsquo;une beauté à couper le souffle. A 1250 mètres, les névés étaient encore bien présents : il faisait ce jour-là 7 degrés centigrades.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0412.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-796" alt="IMG_0412" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0412.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em> A une centaine de kilomètres des côtes &#8230; c&rsquo;est toujours la mer ! Hardangerfjord (Norvège)</em></p>
<p><strong>F</strong>roid</p>
<p>Il n&rsquo;est pas inutile de noter que la température de ces mois de juin et juillet n&rsquo;a que rarement excédé les 22 degrés sauf au mitan d&rsquo;une journée torride pendant laquelle le mercure nous a fait la grimpette à 26 ou 27 ! Le matin, c&rsquo;est rarement au-dessus de quinze, le soir itou. Nous nous sommes progressivement habitués à garder polaires et foulards, pantalons et polos manches longues. La première quinzaine de juillet a été plus chaude et les tee-shirts sont enfin sortis des équipets. Notre seul et vrai problème est que nous passons certainement pour des gens très bizarres auprès des indigènes. Pensez donc : ils sont en été, ma bonne dame. Donc en été, ils vivent en tee-shirts ou torse nu la plupart du temps. Qu&rsquo;il fasse 10, 15 ou 20 dégrés n&rsquo;est pas le sujet. C&rsquo;est l&rsquo;été, faut-il vous le répéter ? Et de croiser la totalité des habitants de ces pays en tenue très légère : enfants, adolescents, parents et grand parents, plongeant dans une eau à 15 degrés y compris après vingt deux heures ou sirotant une bière à une terrasse battue par une bise aigrelette. You test the swedish cold m&rsquo;a dit en rigolant une norvégienne en bikini sur son bateau alors que je portais la polaire réglementaire. Rien de sarcastique la-dedans par ailleurs, juste une envie de chambrer ! Il est vrai qu&rsquo;entre les rigueurs de trois saisons et la « douceur » relative de l&rsquo;été, ils ont acquis une certaine résistance au froid. Quand nous leur avons parlé de nos voyages en Grèce et en Italie, ils nous ont dit : ah , bien ! Puis … il doit faire chaud, là-bas ! Hé, Hé …<br />
Dernière minute : en cette fin juillet-début août, la chaleur est montée d&rsquo;un cran et le thermomètre dépasse parfois les 25 degrés. La canicule, quoi !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0351.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-797" alt="IMG_0351" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0351.jpg" width="670" height="573" /></a></p>
<p><em>Repos au col. Altitude 1230 mètres, température : 7 degrés centigrade (sous abri mais vent du nord)<br />
</em></p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;"><b>Glaces </b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">Bien que nous ayons aperçu de nombreux névés en Norvège, nous ne vous parlerons pas des glaces du grand nord. C&rsquo;est attirant … mais ce n&rsquo;est plus dans nos actuelles capacités d&rsquo;aller taquiner la banquise entre deux tempêtes, nous laisserons donc cela à d&rsquo;autres. Non, les glaces dont nous parlons sont celles que nous dégustons aux étapes. Les températures peu élevées ne semblent pas interférer dans la consommation élevées des autochtones. Chères en Scandinavie, bon marché en Allemagne, elles ont comme point commun de n&rsquo;être pas … italiennes. Les amateurs de g<i>elati</i> comprendront ce que je veux dire … </span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;"><b>Kayak</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;">Nous avons croisé de nombreux kayakistes menant de superbes kayaks de mer. En Norvège, en Suède mais aussi en Allemagne et au Danemark, ils profitent d&rsquo;une côte découpée et assez abritée. La Bohusland Coast est à cet effet, un terrain de jeu fantastique pour la pratique. Nous ne sommes plus assez vaillants pour nous y mettre maintenant mais sans aucun doute, cela fait très envie. Si des lecteurs de ce blog pratiquent le kayak de mer, ALLEZ là-bas : c&rsquo;est le top !</span></p>
<p><strong>L</strong>angues</p>
<p>Oui, ils parlent tous un anglais excellent ( et à tous les âges en Suède, Norvège et Danemark) ce qui facilite le contact, notamment au moment de faire les courses ou de demander son chemin. Mais attention, surprise : presque rien n&rsquo;est sous-titré en anglais. Ce qui fait toucher du doigt la difficulté que peut rencontrer le voyageur qui ne parle pas la langue du pays (ici, nos oreilles de Français sifflent fort tant chez nous c&rsquo;est &#8211; sur ce point &#8211; la catastrophe!). Il faut donc parfois demander (in english, of course !) une traduction à l&rsquo;autochtone. Pas d&rsquo;anglais dans les gares, pas d&rsquo;anglais sur les cartes des restaurants, pas d&rsquo;anglais dans certains musées : avouons que cela nous a quelque peu déstabilisé. Aucun prosélytisme dans mes propos : je me fiche de la langue de Shakespeare comme de l&rsquo;an quarante. Il se trouve que l&rsquo;anglais est devenu un moyen de communication totalement mondial et que c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le seul et unique esperanto à permettre la communication avec le reste de la planète.</p>
<p><strong>L</strong>umières</p>
<p>Plus nous montons vers le nord, plus les couleurs changent : non pas celles intrinsèques des éléments naturels ou artificiels mais bien la lumière qui les éclaire. Nos photos témoignent de ce changement (aucune retouche de couleur &#8230;) : il est facile de distinguer un  paysage pris au Danemark ou en Allemagne d&rsquo;avec celui photographié dans les fjords ou à Bergen. La clarté de l&rsquo;air et un soleil à la  fois très présent mais assez rasant explique sans doute le phénomène. La pénombre de la nuit, autour du 60éme parallèle prend des allures magiques quand le ciel en direction du nord persiste à rester bleu clair à une heure avancée de la nuit. Et nous ne sommes pas encore montés plus haut ! (prévu l&rsquo;an prochain en Finlande).</p>
<p><strong>M</strong>er Baltique</p>
<p>Mer quasi fermée mais alimentée par de nombreux fleuves dans un climat peu propice à l&rsquo;évaporation donc mer très peu salée. En moyenne* 3 à 8 grammes par litre quand l&rsquo;atlantique en compte 33,5 à 37,4 et la grande bleue … 38,4 à 42,1 ! Ce qui surprend quand on ne retrouve pas de sel sur un pont qui s&rsquo;est fait rincer en mer par quelques vagues ou quand la baignade vous donne l&rsquo;impression de nager dans de l&rsquo;eau douce. Ce qui explique aussi la facilité avec laquelle l&rsquo;eau gèle en hiver., bloquant les baies et les anses peu profondes. Là où nous sommes passés, le fetch n&rsquo;atteint pas de très longues distances et les conditions de mer restent souvent « lacustres », y compris par force 4.<br />
*sources : setec &#8211; lerm</p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;"><b>Malbouffe</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #3333ff;">Les scandinaves de tous les âges sont des gens dont la silhouette est généralement élancée et sportive. Nous retrouvons nombre d&rsquo;entre eux faisant du footing, sautant à pieds joints dans l&rsquo;eau froide par temps de pluie ou parcourant des kilomètres à pied ou en vélo. Les magasins de « sportwear » sont très fréquentés et bien fournis en matériel de randonnée. Bref, nous sommes face à des gens en bonne santé physique. Quelques exceptions, évidemment mais celles-ci sont rares : la surcharge pondérale n&rsquo;est pas ce que l&rsquo;on remarque le plus en traînant, comme nous l&rsquo;avons fait des dizaines de fois, dans les rues des villes et des villages !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;">Le contraste avec l&rsquo;Allemagne est énorme. Avions-nous chaussé des lunettes grossissantes en séjournant en Allemagne ou y a-t-il un vrai problème ? Il y a un vrai problème.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;">Nous n&rsquo;avons jamais rencontré de difficultés pour acheter de quoi faire une cuisine « standard » en Norvège, au Danemark ou en Suède. Les légumes et fruits frais y sont d&rsquo;excellente qualité bien que chers. Peu de plats industriels préparés, pas de portions gargantuesques dans les restaurants : la nourriture participe à la santé publique, dirons-nous. En Allemagne du nord, hélas, c&rsquo;est une autre chanson. Les fruits et les légumes, à l&rsquo;exception de quelques fraises et asperges en juin, ne sont pas toujours de la première fraîcheur. Ils viennent tous sans exception ou presque d&rsquo;Espagne et n&rsquo;ont ni saveur, ni consistance. Cela tombe bien au vu du peu de consommateurs qui en achètent. Les rayons de produits industriels congelés sont interminables (à Kappeln, deux meubles de huit mètres environ se font face, proposant une infinité de pizzas surgelées …) et les vendeurs de glaces font de très bonnes affaires (voir entrée glaces pour ce que l&rsquo;on en pense …). Le résultat se voit dans les rues : à part les plus jeunes, une majorité d&rsquo;adultes, disons à partir de la trentaine, relève d&rsquo;une surcharge pondérale moyenne ou carrément de l&rsquo;obésité. Phénomène localisé à l&rsquo;endroit où nous sommes (Land de Schleswig-Holstein) ou réel problème de santé publique ? Nous n&rsquo;avons pas la réponse. Les parts servies dans les restaurants sont souvent gargantuesques comme nous avons pu le constater à l&rsquo;occasion. Ajoutons pour finir que le niveau de vie réputé influer sur les mauvaises pratiques d&rsquo;alimentation ne semble pas forcément pertinent ici : nous sommes dans une station balnéaire pas vraiment bon marché.</span></p>
<p><strong>M</strong>ouillages</p>
<p>De rêve là où nous sommes allés et le mot n&rsquo;est vraiment pas trop fort.<br />
Si le petit prince me demandait de lui dessiner non pas un mouton mais un mouillage, je lui croquerais une baie fermée de tous les côtés pour empêcher la houle de balancer le bateau. J&rsquo;ajouterais également un fond entre trois et cinq mètres, sans marée pour ne pas compliquer l&rsquo;estimation de la longueur de chaîne et je mettrais même une bonne vase fine mais collante ou de l&rsquo;argile. Ainsi paré, mon mouillage accueillerait en toute sécurité les bateaux, y compris par mauvais temps. Et j&rsquo;ajouterais une jolie note finale en dessinant des rochers doux, ocres et roses, quelques arbustes et , pour les baies les plus grandes, de jolis villages aux maisons de bois coloré. Le tout en ayant repeint la mer d&rsquo;un bleu « grande bleue ». Le petit prince avait l&rsquo;air triste d&rsquo;être le seul à avoir un aussi joli mouillage, alors j&rsquo;ai dessiné d&rsquo;autres baies protégées pour ses copains. Des dizaines et des dizaines de baies …<br />
La côte ouest de la Suède compte ainsi de très nombreux abris sûrs et magnifiques ainsi que des petits ports sympathiques, très (trop?) fréquentés en juillet. La carte et les guides nautiques nous apprennent qu&rsquo;il en va de même sur la côte sud-est puis est, y compris Stockholm, elle-même protégée par un archipel dense d&rsquo;îles et îlots. A découvrir, si possible, l&rsquo;an prochain !<br />
Vu les conditions de mouillage, on comprendra aisément que la méthode « bernique » est parfaitement adaptée au terrain, sûre et donne une curieuse répartition des bateaux dans les baies : une dizaine de berniques pour trois ou quatre bateaux ancrés traditionnellement (dont Pixel fait bien sûr partie).</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0454MODIF.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-799" alt="IMG_0454MODIF" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0454MODIF.jpg" width="670" height="447" /></a><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>M</strong>oustiques et tiques</p>
<p>On nous avait prévenu. Cet été, là-haut, nous serions attaqués par des nuages de bestioles assoiffées de sang. Petits, malins et quasi invisibles, ils se lanceraient avec appétit sur notre peau mal protégée. On nous avait dit … mais on a rien vu venir. Depuis le départ, force est de constater que nous n&rsquo;avons jamais entendu ni vu ne serait-ce que l&rsquo;ombre d&rsquo;un moustique. Incroyable mais vrai. Deux hypothèses, l&rsquo;une optimiste, l&rsquo;autre moins. De deux choses, l&rsquo;une : soit nous sommes tombés sur une année spéciale et/ou nous sommes allés dans les seuls coins vierges de moustiques de la Scandinavie, soit … les moustiques sont devenus une espèce en voie de disparition. C&rsquo;est troublant mais nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;explication à ce phénomène. Si mes lecteurs ont des réponses : n&rsquo;hésitez pas !<br />
Les tiques se sont par contre manifestées dans l&rsquo;île d&rsquo;Anholt. Trois ou quatre d&rsquo;entre elles nous ont sauvagement mordu. Nous avions opportunément fait l&rsquo;acquisition d&rsquo;une pince adaptée qui nous a été très utile sur ce coup-là. Plus d&rsquo;attaque depuis.</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;"><b>Mûres</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;">Nous nous sommes promenés sur les bords de la Schlei comme sur les sentiers de l&rsquo;île d&rsquo;Aero en longeant des haies hautes et très fournies en mûres. A tel point qu&rsquo;il s&rsquo;agissait parfois d&rsquo;un vrai mur de mûres mûres devant lesquels nous passions en chuchotant (oui, je sais, … excusez-moi).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">Martine s&rsquo;est jetée sur ces belles baies et en a fait de la délicieuse confiture qui nous régalera l&rsquo;an prochain à bord.Avis aux amateurs !<br />
</span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;"><b>Rencontres</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;">Du premier port des Pays-Bas à notre dernier port en Allemagne, nous avons parcouru environ 1700 milles nautiques, soit 3 150 kilomètres en 56 étapes. Nous n&rsquo;avons rencontré AUCUN bateau français, ni Anglais d&rsquo;ailleurs, sans parler des pays « du sud et de l&rsquo;est ». Un Irlandais, un Suisse et un Belge complètent ce tableau qui permet de constater que les Scandinaves naviguent … avec les Scandinaves et quelques Germains. Quelques contacts sympathiques ont été possible, principalement avec des Allemands (demandeurs), plus rarement avec deux ou trois Danois et Norvégiens. Un couple suédois s&rsquo;est enquit de savoir ce que venait faire ce petit bateau français, si loin de ses bases et c&rsquo;est à peu près tout. Pas si mal si l&rsquo;on considère la barrière de la langue. Il faut passer le moment de frustration (oui, ils sont tous, exceptés les Allemands, bien meilleurs en Anglais que je ne le serai jamais!) pour engager un dialogue <i>in english</i> qui s&rsquo;avère toujours très sympa. Plus rares sont les contacts avec les hollandais et/ou avec les suédois … ils restent entre eux.</span></p>
<p> <strong>S</strong>tatues</p>
<p>Nous l&rsquo;avons déjà dit pour Oslo. Il s&rsquo;avère que la constatation vaut également pour toutes les villes et villages de la Scandinavie : il y a plus de statues que d&rsquo;habitants ! En bronze, en pierre, en bois, en machin-chose, elles sont omniprésentes dès qu&rsquo;une communauté humaine décide de vivre ensemble. Héritage du passé ? Que nenni ! A côté des « vieilles » sculptures, il y a les « modernes » puis les très contemporaines, le tout dans un mélange cocasse. A Odense par exemple, on peut trouver sur une placette, la statue d&rsquo;un fier guerrier, le glaive à la main tandis que, sur le square d&rsquo;à côté, trône la statue très moderne d&rsquo;un soldat de la fin du 19 siècle, au garde-à-vous sur une seule jambe, l&rsquo;autre ayant été arrachée à la guerre (œuvre contemporaine dont le symbolisme anti-militariste n&rsquo;échappera à personne). On trouve cependant quelques œuvres intéressantes, en cherchant bien dans cet immense bric à brac.<br />
Nos villes et villages, chez nous, ne comportent, en comparaison, que très peu de statues… si l&rsquo;on ne tient pas compte de toutes celles érigées dans les années 1920 et suivantes : une armée de pierre et de ciment, baïonnette au fusil, piétinant la longue et macabre liste de ceux qui, par million, sont partis de leurs villages et n&rsquo;y sont jamais revenus. On a la statuaire que l&rsquo;on peut. Je me permettrai d&rsquo;ajouter à titre personnel que je reste souvent dubitatif, chez nous comme chez les autres devant cette manifestation de notre « génie artistique ».</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;"><b>Strandkorb</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #0000ff;">Notre dernière escale dans le port de Kappeln nous situe à moins de cinq mètres d&rsquo;un « Strandkorb », ces fameuses petites cabines de plage dont nous avons déjà parlé lors de notre arrivée en Allemagne. Outre les plages, ces abris en osier sont aussi posés le long des quais, devant les boutiques ou les bars. La nôtre a cette particularité d&rsquo;être devant un glacier très fréquenté, face à Pixel. La photo ci-dessous, prise de l&rsquo;intérieur du bateau est la première d&rsquo;une série que j&rsquo;entreprends. Il serait dommage de perdre le défilé cocasse des estivants s&rsquo;installant dedans !</span></p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0552BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-810" alt="IMG_0552BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0552BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><strong>V</strong>ents</p>
<p>Difficile d&rsquo;extrapoler nos observations pour en faire une généralité. Les zones dans lesquelles nous naviguons sont assez abritées et nous avons bénéficié d&rsquo;un été clément sinon chaud. Un effet thermique se manifeste ici comme ailleurs mais avec moins de prépondérance sur le vent « synoptique » en toile de fond. Nous n&rsquo;avons quasiment jamais eu de vrai calme plat ni de coups de vent en juin et juillet. Des conditions idéales pour faire de la voile donc. Attention cependant aux arrivées dans les ports : ils sont peu protégés, les mouillages ne sont pas orientés par rapport au vent dominant et en juillet, les places y sont très disputées. Les ports à cette période sont souvent complets et les bateaux s&rsquo;amarrent par trois ou quatre à couple. Le tout dans la bonne humeur et le respect de chacun … ce qui amène à l&rsquo;entrée suivante : vivre ensemble.</p>
<p><strong>V</strong>ivre ensemble</p>
<p>Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Norvège puis Suède sont les six pays que nous avons parcourus cette année. Au-delà des inévitables différences de mentalités, de culture et de manières de vivre qui appartiennent à chacun d&rsquo;entre eux, il est un point qui &#8211; nous semble-t-il &#8211; les réunit presque parfaitement : leur façon de vivre en société. Avec certes quelques nuances dans lesquelles nous n&rsquo;entrerons pas, ces peuples ont en commun un profond civisme caractérisé par une attention à autrui d&rsquo;un niveau inconnu chez nous.</p>
<p>Plutôt que de leur « civisme », bien grand mot que l&rsquo;on répète en France comme un mantra alors que nous en sommes à peu près dépourvus, il serait sans doute plus pertinent de parler de la manière qu&rsquo;ont ces peuples de « vivre ensemble » comme on dit maintenant. Et ce vivre ensemble, c&rsquo;est tout simplement se faciliter sa propre vie en même temps que celles des autres. Ne pas piquer les affaires du voisin ou la balayette des ch&#8230;, laisser plus propre qu&rsquo;il n&rsquo;était en arrivant l&rsquo;endroit où vous êtes passé, ne pas s&rsquo;invectiver en hurlant (conducteurs, enfants/parents, mais aussi enfants entre eux), conduire doucement et prudemment, ne pas troubler le voisinage tard le soir : nous avons été sidérés d&rsquo;observer ces conduites partout où nous sommes passés. Encore plus sidérés de les ressentir comme étant parfaitement naturelles et non contraintes. Marcher dans des rues propres, trouver « ce qu&rsquo;il faut » dans des toilettes généralement « nickel », ne pas avoir peur de se faire écraser en marchant sur le bord d&rsquo;une route … ne pas subir l&rsquo;agression de bâtiments, murs ou matériels saccagés autour de soi : tels sont en effet les plaisirs réservés à ces gens qui ont tout compris du confort moral que ce comportement induisait. Peur du gendarme ? Dans les pays scandinaves et en Allemagne, ce qui frappe, c&rsquo;est surtout leur quasi absence ! Il en est ainsi du très faible nombre d&rsquo;agents d&rsquo;entretien dans les villes. Maintenir soi-même son lieu de vie en évitant de la transformer en poubelle géante : quelle idée « nouvelle » et « révolutionnaire » !<br />
Bon, par ailleurs et encore une fois, pas de jugement de valeur ici : ils ont leurs problèmes eux aussi. Juste dire … qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est agréable !</p>
<p>Post-scriptum en queue de poisson : en Suède particulièrement, de nombreux propriétaires de bateaux à moteur sillonnent la mer. Nous ne surprendrons pas nos amis voileux en leur confirmant qu&rsquo;une majorité d&rsquo;entre eux sont aussi imprudents, mauvais marins et arrogants qu&rsquo;ailleurs. Oublié le vivre-ensemble quand on se déplace avec son petit bolide en rasant les voiliers à quelques mètres tout en rigolant devant nos mines ahuries puis irritées … rassurant de savoir qu&rsquo;ils sont aussi c… que les m&rsquo;as-tu-vu italiens, français et j&rsquo;en passe. L&rsquo;internationale de la c….. a de beaux jours devant elle. Et nous en avons ainsi évité au moins deux « in extremis ».</p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;"><b>Voiles</b></span></p>
<p align="justify"> <span style="color: #3333ff;">Les pays du nord n&rsquo;échappent pas à la multiplication des enrouleurs de GV qui équipent même des bateaux conçus au départ pour la performance (vu sur un « X » par exemple!). Invention parfaitement idiote voire dangereuse : du poids dans les hauts et des blocages intempestifs qui peuvent arriver au mauvais moment. Sans parler des performances : nous nous désolons de voir en mer ces quasi torchons dont la chute faseye systématiquement dès que le vent dépasse les 8-10 nœuds apparents. Mais nous nous réjouissons aussi car cela nous permet de flatter notre ego régatier quand on dépasse plus gros et plus long que soi ! Il est vrai que les bateaux du coin sont très beaux, très bien finis et très « échantillonnés » … mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils sont lourds !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #3333ff;">Bon, reconnaissons que nous croisons également à côté d&rsquo;unités performantes, menées par des équipages soucieux de bons réglages sur des bateaux armés course avec de magnifiques voiles. Et là … on voit leurs proues puis leurs bordés, puis leurs poupes. Martine devient nerveuse, reprend cinq centimètres d&rsquo;écoute, relâche, reprend … me demande la vitesse relevée par l&rsquo;AIS , l’œil rivé sur notre speedo, mais rien n&rsquo;y fait : nous sommes derrière.</span></p>
<p><span style="color: #3333ff;">Comme la même Martine s&rsquo;est également abîmée les doigts en recousant pour la énième fois les laizes archi-cuites de notre grand-voile âgée d&rsquo;au moins vingt ans qui, avachie, pendouille lamentablement par petit temps (la voile, pas Martine) … nous avons opté pour un changement de la-dite GV. L&rsquo;an prochain, nous enverrons donc une belle voile Elvtröm, coupe radiale s&rsquo;il vous plaît ! Quand nous serons bord à bord avec un X … je laisserai ma chère et tendre aux réglages : elle adore ça !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0352.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-804" alt="IMG_0352" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0352.jpg" width="720" height="480" /></a></p>
<p>O<em>n se quitte sur cette image de la montagne norvégienne. Bel été à tous !! Et à l&rsquo;an prochain.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ARCHIPEL ET OMELETTE</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jul 2019 18:24:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Archipel et omelette ? Encore un coup des trolls et des elfes ! &#160; &#160; Pixel est amarré le long d&#8217;un joli ponton en bois. Ce ponton longe une promenade ornée d&#8217;un parc, d&#8217;une plage en gazon et de deux plongeoirs hauts respectivement de 3 mètres et de 10 mètres. Il est 21 h [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Archipel et omelette ? Encore un coup des trolls et des elfes !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0231.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-784" alt="IMG_0231" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0231.jpg" width="670" height="465" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-744"></span> Pixel est amarré le long d&rsquo;un joli ponton en bois. Ce ponton longe une promenade ornée d&rsquo;un parc, d&rsquo;une plage en gazon et de deux plongeoirs hauts respectivement de 3 mètres et de 10 mètres. Il est 21 h 30, la plage est encore fréquentée. De jeunes garçons, deux ou trois ados et autant d&rsquo;adultes se lancent sans complexes du dix mètres pour un saut en apesanteur de quelques secondes avant de « plouffer » dans une eau froide et peu limpide.<br />
Le soleil va se coucher vers 22 heures 40 mais le jour traînera encore une bonne heure et demie de plus avant de laisser la place à une nuit pas très sombre. Nous sommes à Sandvika, proche banlieue ouest d&rsquo;Oslo, Norvège. A peu de chose près sur le 60 ° parallèle &#8230;</p>
<p>Avant d&rsquo;en arriver là, nous avons vu des choses absolument magnifiques en Suède, nous y reviendrons en fin d&rsquo;article. Nous avons ensuite remonté l’Oslo-fjord, parsemé lui aussi de nombreux îlots, certains sauvages, d&rsquo;autres moins. Oslo est blottie à l&rsquo;extrémité nord d&rsquo;un fjord qui s&rsquo;étend sur  cent milles nautiques (environ 180 km) entre son embouchure et la capitale norvégienne. En chemin, les rives verdoient pendant que le soleil louvoie (un coup oui, un coup non) et que le vent «merdoie», s&rsquo;éteignant au fur et à mesure que les rives est et ouest se rapprochent. Après quelques difficultés, nous avons trouvé un abri excellent le long du quai de Sandvika : très sûr, très peu cher (plus que rare ici!!) et avec un bel environnement. Nous nous mettons donc en mode break pour une semaine, le temps d&rsquo;explorer le coin et d&rsquo;en visiter ses endroits les plus emblématiques. Nous sommes à deux pas d&rsquo;une gare et d&rsquo;un train qui nous emmène tous les jours dans le centre d&rsquo;Oslo en moins de dix minutes. Étant en zone urbaine, ces « TER » passent à peu près de quart d&rsquo;heure en quart d&rsquo;heure quand ce n&rsquo;est pas moins. Le confort !<br />
Bientôt, nous irons faire une virée de quatre jours vers Bergen et le Sognefjord avant un retour par Stavanger. Le faire avec Pixel serait hasardeux : trop long, trop exposé, l&rsquo;aller et le retour sans avoir le temps de s&rsquo;arrêter … ce sera donc en voiture + hôtel pour une fois ! Il serait frustrant de ne pas visiter un peu de la Norvège intérieure et un ou deux de ses fjords après avoir fait tout ce chemin depuis Dunkerque. Mais commençons donc par la capitale.</p>
<p>OSLO, COMME UNE OMELETTE NORVEGIENNE &#8230;</p>
<p>Un plat qui, comme sa copine la douche écossaise, entend juxtaposer le chaud et le froid sans transition ! A dire vrai, Oslo nous agace mais nous séduit et nous étonne surtout.<br />
Nous AGACE quand :</p>
<p>- Des centaines de trottinettes évidemment électriques et en self service zigzaguent dangereusement entre les piétons, et squattent les trottoirs absolument n&rsquo;importe où. Anne de Paris peut téléphoner à son (sa) collègue maire d&rsquo;Oslo : ils ont les mêmes problèmes.<br />
- Une ville  déshumanisée par le tout numérique. Aucun plan de ville dans le centre (merci Google map), pas de toilettes publiques (merci qui ? Là, on sait pas!) à part le « gag » d&rsquo;un artiste du coin qui a fait installer sur une place du centre trois sanisettes JC Decaux peintes l&rsquo;une en bleue, l&rsquo;autre en blanc et la troisième en rouge (voir la photo). Il paraît qu&rsquo;une sonnerie reproduisant la Marseillaise retentit pendant l&rsquo;utilisation. Il s&rsquo;agirait d&rsquo;un hommage à la France et aux US  (?) qui ont  inspirés les auteurs de la constitution norvégienne. Comme aurait dit Desproges… étonnant, non ?<br />
- on y observe une architecture urbaine qui ne nous convainc pas (euphémisme). Disparate plutôt qu&rsquo;hétérogène, grandiloquente parfois. L&rsquo;hôtel de ville par exemple permet de démonter une théorie facile qui voudraient que les horreurs architecturales soient toutes communistes ou nationales-socialistes. Ce bâtiment est mo-chi-ssime ! Que dire des statues qui en décorent le parvis ? Des statues en bronze, on en retrouve un peu partout : coins de rue, squares, gares, quais ; en fait c&rsquo;est la totalité de l&rsquo;espace urbain qui est encombré par ces dizaines (voire centaines ?) de sculptures . Elles sont d&rsquo;époques différentes, du XIXème à nos jours. Certaines belles, d&rsquo;autres moins, d&rsquo;autres encore …. « contemporaines », période « n&rsquo;importe-quoi-tisme ». Précisons : toutes sont figuratives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0146.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-778" alt="IMG_0146" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0146.jpg" width="670" height="447" /></a> <em> Moscou ? Bucarest ? Non, Oslo &#8230;</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0135.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-779" alt="IMG_0135" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0135.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em>Une des innombrables statues de la capitale &#8230;</em></p>
<p>Mais Oslo nous ÉTONNE et nous SÉDUIT quand :</p>
<p>Les habitants sont décontractés et souriants. Ils n&rsquo;hésitent pas à vous rendre service. Affairés mais pas trop, assez respectueux de votre sécurité, notamment les conducteurs des voitures qui s&rsquo;arrêtent souvent bien avant que vous ayez fait mine de traverser, à trois mètres du passage protégé. La ville est peu bruyante par le double fait d&rsquo;une circulation réduite volontairement et d&rsquo;un équipement en voiture électrique à peine croyable. La part des véhicules électriques dans l&rsquo;ensemble des véhicules achetés pour chaque année 2017 et 2018 dépasse les trente pour cent ! Cela est visible en ville où les produits d&rsquo;Elon Musk sont les plus représentées : nous avons vu des dizaines de Tesla dans les rues. Le haut pouvoir d&rsquo;achat des Norvégiens y est sûrement pour quelque chose.<br />
Nous avons croisé également un minibus tout aussi électrique mais sans chauffeur qui roulait tranquillement au milieu d&rsquo;une circulation certes fluide mais bien fournie. Précisons que le tout électrique provient d&rsquo;une énergie propre , d&rsquo;origine hydroélectrique pour 90 %. Le pétrole qui fait la fortune du pays pollue les pays clients : paradoxe d&rsquo;une nation en avance sur le plan environnemental mais dont les revenus dépendent en grande partie d&rsquo;un commerce … très peu « développement durable » !<br />
Profitant de transports en commun commodes, nombreux et au top, nous avons pu visiter quelques musées intéressants comme celui consacré aux expéditions polaires avec le Fram, le bateau de Nansen puis d&rsquo;Amundsen ainsi que le Gjoia, premier navire d&rsquo;expédition polaire au début du XIXème siècle.<br />
Également, un joli quoique petit musée autour des bateaux vikings découverts à Oseberg, Gokstad et Tune. L&rsquo;opéra national qui donne sur le port possède une très forte personnalité avec ses pentes douces en marbre blanc. La lumière y rentre avec délicatesse et souligne un intérieur en bois assez remarquable. Bref, une ville étonnante qui cache   quelques  trésors !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_02061.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-782" alt="IMG_0206" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_02061.jpg" width="670" height="442" /></a></p>
<p>L&rsquo;opéra d&rsquo;Oslo entre eau et ciel avec la lumière du nord pour trait d&rsquo;union.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0188.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-783" alt="IMG_0188" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0188.jpg" width="670" height="496" /></a></p>
<p><em>L&rsquo;opéra encore qui offre les reflets de ses baies vitrées sur son toit marbré.</em></p>
<p>ARCHIPELS … ARCHI-BEAUX</p>
<p>Dans quelques jours, nous allons repartir sur la Suède en retrouvant en sens inverse la route qui nous a fait passer par le « Bohuslän », une côte qui s&rsquo;étend de Göteborg à Strömstrad, frontière entre la Suède et la Norvège . C&rsquo;est sûrement un des plus beaux endroits que nous n’ayons jamais parcouru en bateau ! Un archipel merveilleux à plus d&rsquo;un titre qui nous a procuré nos plus belles émotions depuis Dunkerque. Nous pourrions y rester des semaines : des centaines d&rsquo;îles, des dizaines de mouillages (plus abrités encore que les très abritées criques croates, c&rsquo;est dire!), des fonds de quatre mètres pour mouiller l&rsquo;ancre dans de la vase à l&rsquo;excellente tenue, des rochers d&rsquo;un beau granite gris-rose frangés d&rsquo;une bande jaune de lichens, une lumière venue d&rsquo;on ne sait où le soir … un paradis peu fréquenté car inaccessible sauf en (petit) bateau.<br />
Carto électronique, GPS et vigilance obligatoires ! Les fonds passent de moins cent mètres à plus trente en moins de cinquante mètres : nous n&rsquo;avions effectivement jamais vu ça. La roche est plus bretonne qu&rsquo;alpine : des formes rondes, oblongues et douces sur lesquelles des cormorans viennent faire les beaux en déployant leurs ailes. Imaginons un instant cette topographie sans la mer. le paysage serait à peine croyable : une forêt de pics effilés d&rsquo;une circonférence de dix à trente mètres, hauts de 130 mètres et arrondis à leur pointe !<br />
En traversant cet archipel, nous avons également aperçu quelques petits villages aux maisons colorées accrochées au granite, belles cartes postales de ce que l&rsquo;on s&rsquo;imagine habituellement quand on pense à la Scandinavie. Nous y sommes restés deux nuits à aller et comptons bien y traîner une semaine supplémentaire pour mouiller dans d&rsquo;autres petits paradis : les coins à explorer ne manquent pas !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_20190623_190318.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-781" alt="dig" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_20190623_190318.jpg" width="670" height="386" /></a></p>
<p><em>Un des sublimes mouillages de la &laquo;&nbsp;Bohuslan coast&nbsp;&raquo;, Pixel tout seul &#8230;</em></p>
<p>A bientôt pour de nouvelles images du Vestland et de ses fjords !</p>
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		<title>L&#8217;ALBUM DANOIS</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 18:54:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous écris de Vestero &#8230; &#8230; charmant port de pêche et de plaisance au nord-ouest de l&#8217;île de Laeso qui se situe elle-même à une trentaine de milles nautiques de Skagen, la ville la plus septentrionale du pays. Nous comptons nous y rendre dans deux-trois jours pour admirer la « rencontre » entre la Mer du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous écris de Vestero &#8230;</p>
<p>&#8230; charmant port de pêche et de plaisance au nord-ouest de l&rsquo;île de Laeso qui se situe elle-même à une trentaine de milles nautiques de Skagen, la ville la plus septentrionale du pays. Nous comptons nous y rendre dans deux-trois jours pour admirer la « rencontre » entre la Mer du Nord et la Baltique, là où les eaux du Skagerrak et celles du Kattegat se mêlent (paraît-il) furieusement .<span id="more-729"></span></p>
<p>Cela fait une dizaine de jours que nous remontons le long du Jutland avec des escapades vers deux îles plantées au milieu du Kattegat, à égales distances &#8211; ou peut s&rsquo;en faut &#8211; de la Suède et du Danemark.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0340.png"><img class="alignleft size-full wp-image-769" alt="IMG_0340" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0340.png" width="640" height="480" /></a><br />
De cette route, nous retiendrons surtout  l&rsquo;île d&rsquo;Anholt, petit oiseau sauvage niché dans son douillet « nid-Kattegat » ainsi que notre bref séjour à Aarhus, deuxième ville du pays par le nombre d&rsquo;habitants. Dans celle-ci, nous avons visité deux musées tout-à-fait exceptionnels.</p>
<p>Pour reprendre une terminologie propre à un célèbre guide touristique, ils valent tous les deux largement le voyage. Pas le détour mais bien le voyage. Ce seront donc nos premiers « gros » coups de cœur de cette année.<br />
AroS est un musée d&rsquo;art contemporain de niveau international aux collections remarquables mais c&rsquo;est surtout son architecture qui est … une des plus belles réalisations que nous ayons vue dans le genre (Musée MAXXI à Rome, Guggenheim à Bilbao, Mucem à Marseille ou Confluences à Lyon par exemple …). Le bâtiment, inauguré en 2004 a été surmonté en 2017 par un anneau coloré, œuvre de Olafur Eliasson artiste danois-islandais (sic!). Ce rajout est diabolique : il s&rsquo;intègre parfaitement à l’œuvre existante à la magnifiant. Merci à Sébastien pour le tuyau (il l&rsquo;avait visité avant nous).<br />
La veille, nous avions promené nos émotions dans le Den Gamle By (prononcer « Bu ») : une reconstitution du Danemark des années 1870, 1920 et 1974 … Des maisons datant des XVII°, XVIII° et XIX° ont été démontées dans différents endroits du pays dont Aarhus, puis remontées dans cet espace de quelques hectares non loin du centre ville et ce, dans le but de sauvegarder le patrimoine. Crée en 1909, il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;une énième tartufferie « historique » pour touriste en mal de dépaysement ! Ajoutons que démonter puis remonter les maisons de bois se faisait à l&rsquo;époque de manière assez courante. Nous y avons beaucoup appris tout en goûtant au calme merveilleux de l&rsquo;endroit, à sa simplicité et à sa grande beauté. Accessoirement, nous y avons aussi très bien mangé, dans une bâtisse du dix-septième siècle. A voir !!!<br />
Pour finir sur cette route danoise, nous ne redirons jamais assez que ce coin est un paradis pour la voile : abris sûrs tous les vingt ou trente milles, vent au rendez-vous tous les jours ( de 8 à 20 nœuds en général sauf rares pétoles ou coups de vent), météo fiable, mer maniable mais peu profonde (sondeur … utile!), ports bien équipés et pas chers, … liste non exhaustive ! Il faut être assez vigilant sur la nav&rsquo; car le balisage est … surprenant. Les cardinales sont rarement là où nous les auraient posées les Phares et Balises chez nous et de plus, elles sont minuscules. Avec de bons yeux, ne comptez pas sur plus de 0,8 mille avant de les apercevoir. La côte est très verdoyante et assez sauvage, sans habitat intrusif. Quelques collines peu élevées donnent du rythme à un paysage champêtre.<br />
Les Danois qui naviguent sont disponibles pour donner le coup de main à l&rsquo;arrivée mais pas très causants. Les ports sont fréquentés par de très nombreux allemands (rigolards, sympas et disponibles) auxquels viennent s&rsquo;ajouter de plus en plus de Suédois et/ou Norvégiens au fur et à mesure que l&rsquo;on monte dans le nord. Un regret : toutes les marinas sont équipées de « pay-machine » : une carte bleue, quelques clics et vous avez votre étiquette à poser sur le bateau ainsi qu&rsquo;une belle carte qui vous ouvre les portes. Pratique et rapide mais question convivialité et contact : nul ! Un peu comme les péages automatiques de nos autoroutes &#8230; vive la rentabilité et les économies de personnel ! Élément très agréable à noter cependant : ici comme en Allemagne, les contrôles sont extrêmement rares. On se doute bien que quelque étudiant payé au lance-pierre se promène sur les pontons pour vérifier les étiquettes parfois mais le reste du temps, personne ne vous demande rien, nulle part. Pas de nom de bateau, pas de nom de skipper ni d&rsquo;attestation d&rsquo;assurance, pas d&rsquo;adresse ou de téléphone … pas de provenance/destination … nous ne sommes dans aucun de leurs ordinateurs !<br />
Le flicage/fichage a été suffisamment pratiqué pendant les « années sombres » et plus tard en RDA pour qu&rsquo;il ait laissé &#8211; en Allemagne notamment- une allergie durable et salutaire ! Ces pays sont aidés par le civisme et l’honnêteté de leurs citoyens. La confiance y est assez généralisée : vous faites ce que vous êtes sensés faire et vous ne cherchez pas à truander en permanence votre prochain ou votre pays. Comme c&rsquo;est reposant ! Comme nous avons parfois honte d&rsquo;appartenir à une nation de tricheurs, de resquilleurs, de « seuls au monde » incapables de vivre ensemble tranquillement. A Aarhus, les habitants posent entre deux bouts de ferraille leurs (jolis) vélos au pied de l&rsquo;immeuble, les cadenassent avec un ridicule bout de câble ou bloquent simplement la roue arrière … et les reprennent le lendemain matin. C&rsquo;est d&rsquo;une banalité à pleurer … sauf que … les Grenoblois comprendront ce que je veux dire par là.<br />
Une discussion (en Français) avec un Danois qui connaît bien notre pays et y a vécu, nous a fortuitement permis d&rsquo;aborder ce sujet. Nous sommes tombés d&rsquo;accord sur le constat. Mais ce n&rsquo;est pas grave, a-t-il dit. C&rsquo;est même « tout-à-fait charmant » (sic!). Tout n&rsquo;est donc pas fichu !</p>
<p>Françoise et Marie-France ont donc bien raison : oui, nous sommes dans un endroit très différent des années précédentes et oui, ce que nous avons vu de l&rsquo;Allemagne nous montre un pays très propre avec des gens soucieux de le garder dans cet état. Ceci est un tout petit peu moins vrai pour le Danemark mais &laquo;&nbsp;à peine&nbsp;&raquo;. Quand à la mer, elle est incroyablement vide de tous déchet flottant. Nous avons du mal à y croire mais nous n&rsquo;avons encore RIEN vu flotter. Pas d&rsquo;angélisme : pas loin, se trouve une partie de la flotte soviétique nucléaire en voie de décomposition. Des explosifs datant de la deuxième guerre mondiale ont été immergés par les alliés à grande échelle un peu partout également &#8230;mais bon, c&rsquo;est propre dessus.</p>
<p>Ce sera tout pour aujourd&rsquo;hui. Un peu moins de texte, un peu plus d&rsquo;images pour cette actualité. Voici notre album danois.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060427BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-746" alt="P1060427BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060427BLOG.jpg" width="670" height="457" /></a></p>
<p><em> ARoS : l&rsquo;anneau  d&rsquo;Olafur Eliasson, vu de la terrasse.</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060419BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-748" alt="P1060419BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060419BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
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<p><em>Your rainbow panorama (titre de l’œuvre). S&rsquo;y promener, c&rsquo;est tour à tour pénétrer dans un univers froid et bleuté puis chaud et jaune orangé. Ne pas regarder l&rsquo;arc-en-ciel mais ÊTRE dans l&rsquo;arc-en-ciel !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em></em> <a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060432BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-749" alt="P1060432BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060432BLOG.jpg" width="447" height="670" /></a></p>
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<p><em>Lignes qui se perdent, courbes qui se répondent, rampes et marches en opposition  de couleurs &#8230; quelques fourmis visiteuses au milieu. ARoS, toujours.</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9988BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-751" alt="IMG_9988BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9988BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em>Changement d&rsquo;époque ! Au premier plan : évier, douche, lave-vaisselle et lavabo &laquo;&nbsp;tout-en-un&nbsp;&raquo;. Vie facile ?? Den Gamble By</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9924BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-752" alt="IMG_9924BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9924BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em>Tiens ! La jeune fille à la perle passait par là &#8230;<br />
</em></p>
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<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9888BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-753" alt="IMG_9888BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9888BLOG.jpg" width="670" height="469" /></a></p>
<p><em> TOUTES les maisons sont accompagnées d&rsquo;une fiche d&rsquo;information. TOUTES les maisons sont visitables : il suffit de pousser la porte. A l&rsquo;intérieur, soigneusement reconstitués : le mobilier, les gens. Ici, un fabricant de chandelles. Des mannequins &#8230; mais pas que !</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9908BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-754" alt="IMG_9908BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9908BLOG.jpg" width="601" height="476" /></a></p>
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<p><em>De &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; gens, en costume d&rsquo;époque, vaquent (vraiment) à des occupations diverses et variées. Ce ne sont  pas des comédiens &#8230; c&rsquo;est le personnel du musée qui effectue les tâches quotidiennes de maintenance, d&rsquo;information  ou de surveillance (à une ou deux exceptions près).</em></p>
<p>Et pour en terminer  avec ce petit aperçu des merveilles que nous avons vues, un  cadeau de la maison. Peut-on parler du Nord sans parler du soleil de minuit ? C&rsquo;est lassant et banal &#8230;</p>
<p>On vous offre à la place, un lever de lune à 23 heures sur l&rsquo;île d&rsquo;Anholt.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_00422.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-760" alt="IMG_0042" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_00422.jpg" /></a></p>
<p>A PLUS !!!</p>
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		<title>ENTRE-DEUX MERS, NORD ET BALTIQUE</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 19:52:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Escales]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Comme annoncé, je vous écris du Danemark pour vous causer de la Germanie. De nos cousins germains, donc. Mais avant cela, une devinette simplette. Je suis une mer d&#8217;un beau bleu profond, quasi fermée à l&#8217;exception d&#8217;un détroit d&#8217;une trentaine de milles nautiques. Mes marées n&#8217;excédent que très rarement vingt centimètres mais mes  courants levés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Comme annoncé, je vous écris du Danemark pour vous causer de la Germanie. De nos cousins germains, donc. Mais avant cela, une devinette simplette.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9853BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-739" alt="IMG_9853BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9853BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a><br />
Je suis une mer d&rsquo;un beau bleu profond, quasi fermée à l&rsquo;exception d&rsquo;un détroit d&rsquo;une trentaine de milles nautiques. Mes marées n&rsquo;excédent que très rarement vingt centimètres mais mes  courants levés par les vents violents qui y soufflent parfois peuvent être significatifs. Je suis bordée par de nombreux pays aux frontières variables et aux relations millénaires. Ils m&rsquo;ont de tout temps parcourue pour  commercer ou  faire la guerre … une sorte de grand lac qu&rsquo;ils auraient pu appeler « leur mer » … je suis, je suis …</p>
<p><span id="more-716"></span></p>
<p>Non, je ne suis pas la Méditerranée. Oui, je suis la Baltique ! Comment ne pas voir quelques similitudes entre ces deux « Mare Nostrum » ? Nous reviendrons sur le sujet quand nous évoquerons les pays que nous allons traverser. Pour le moment, retour à notre route qui nous emmène  de la mer du Nord à la Baltique via le canal de Kiel.</p>
<p>T&rsquo;AS VOULU VOIR HAMBOURG ET ON A VU … CUXHAVEN !  Eh bien oui, n&rsquo;en déplaise au grand Jacques, on n&rsquo;a pas vu Hambourg, distante d&rsquo;une  centaine de kilomètres de Cuxhaven, notre havre d&rsquo;arrivée dans l&rsquo;embouchure de l&rsquo;Elbe. Embouchure parfois mal embouchée, quand le vent, la brume et de forts courants se mettent de la partie. Nous n&rsquo;avons pas eu de problèmes majeurs, venant de l&rsquo;île de Norderney, située 67 milles nautiques plus à l&rsquo;ouest. Seul, un courant résolument contraire de un à deux nœuds nous a fait trouver le temps long avant de pouvoir amarrer Pixel dans la confortable et pratique marina de Cuxhaven. Nous voulions profiter de cette halte pour visiter Hambourg mais il a fallu rester sur place et attendre la livraison d&rsquo;une petite saloperie.<br />
Une petite saloperie de quelques grammes qui nous a bloqué là une presque semaine. Une saloperie qui coûte par ailleurs une fortune, comparée à sa taille et à son probable coût de production. Un de ces « machins » non standardisés donc impossibles à trouver dans le premier magasin d&rsquo;accastillage venu. Vous n&rsquo;en saurez pas plus mais ces péripéties nous éclairent – si besoin était- sur l&rsquo;arnaque généralisée du marché de la plaisance : matériels peu ou pas fiables à l&rsquo;obsolescence supersonique, prix exorbitant (ici un interrupteur deux voies de chasse d&rsquo;eau qui coûte 20 % du prix des toilettes !!) et, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une entreprise française, arrogance, je-m&rsquo;en-foutisme et service après vente nul. C&rsquo;est dit, passons à autre chose. <a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9807BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-735" alt="IMG_9807BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9807BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p><em>En pêche au large des îles frisonnes. L&rsquo;araignée et sa toile&#8230;</em></p>
<p>L&rsquo;Allemagne donc. Notre première expérience de voile dans ce pays a commencé par une île qui n&rsquo;en serait pas vraiment une. Avec ses compagnes Langeoog, Wangeroog, et quatre autres dont je vous épargne les noms, Norderney campe devant le littoral allemand, à quelques milles de celui-ci. Entre les deux, une zone très peu profonde qui interdit la navigation pour les bateaux pourvus de quilles comme le nôtre. De rares chenaux rentrent un peu plus profondément en direction de quelques abris mais aucune voie n&rsquo;a été dégagée pour permettre de longer la côte. Ne le regrettons pas : la vie sauvage y a ici encore toute sa place. Des phoques (décidément, 2019 … année des phoques), des oiseaux et tout un petit monde à peine dérangé par les énormes cargos qui passent plus au l<em>arge.</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9816.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-741" alt="IMG_9816" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9816.jpg" width="670" height="492" /></a></p>
<p><em>Cuxhaven : collection d&rsquo;amphores grecques et romaines trouvées dans l&rsquo;Elbe (je rigole &#8230;).</em></p>
<p>Des deux ports dans lesquels nous avons assez longuement séjourné, que retenir ? Les plages sont immenses, gazonnées et assez sauvages. De curieuses banquettes en bois et plastique imitant l&rsquo;osier parsèment le rivage en rangs assez serrés. Flanquée de numéros sur leurs flancs, elle sont louées aux estivants qui s&rsquo;assoient à l&rsquo;abri de la capote. Ils peuvent tourner le « meuble » contre le vent ou face au soleil pour se protéger de l&rsquo;air souvent frais qui souffle sur ce littoral plat. Surprenant mais pas plus moche que les parasols qui « décorent » notre littoral du sud et de l&rsquo;ouest. On les trouve en territoire allemand devant toutes les plages de la mer du nord, îles et continent compris.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060389BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-732" alt="P1060389BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/P1060389BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a> <em>Plage à Cuxhaven : des vélos, des cahutes,du gazon &#8230; et l&rsquo;inévitable église de brique.</em></p>
<p>La ville de Cuxhaven est plutôt agréable : les bateaux de pêche et de commerce, les voiliers en transit, des plaisanciers locaux et beaucoup de touristes venus en Camping Car animent cette entrée de l&rsquo;Elbe. La ville est protégée par des digues herbeuses de quatre à cinq mètres. Elle bordent les plages et quadrillent la zone portuaire . De très lourdes portes sont placées dans des endroits stratégiques pour bloquer l&rsquo;arrivée de l&rsquo;eau dans le centre ville, mignon tout plein. L&rsquo;Elbe en crue est certainement redoutable.</p>
<p>Nous fûmes cependant heureux de la quitter, nos toilettes enfin en ordre de marche. Quelques milles plus tard, nous étions devant l&rsquo;entrée du fameux canal de Kiel, passage obligé pour franchir la centaine de kilomètres qui nous séparent encore de la Baltique. Disciplinés, nous positionnons nos pare-battages très bas comme préconisé dans le guide. Nous commençons à tourner près des feux d&rsquo;entrée des écluses, dans l&rsquo;attente de l&rsquo;autorisation de sortie. Ce qui aurait pu être longuet si nous ne nous étions pas trouvés une occupation ! Une pare-batt&rsquo; à l&rsquo;eau, mal attaché ! Heu … un deuxième pare-batt&rsquo; à l&rsquo;eau : même cause, même punition. Du clapot, du vent et dix minutes plus tard après une furieuse bataille contre ces trucs glissants et sans aucune prise pour les récupérer, nous les ramenons enfin à bord. Un œil sur les feux de l&rsquo;écluse : blancs ! Ok, on y va !<br />
Le canal nous avait été vendu comme très fréquenté  par les cargos. Nous n&rsquo;en croisâmes que trois ou quatre pendant les deux jours de cette champêtre mais monotone progression.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9826BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-733" alt="IMG_9826BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9826BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a> <em>Noordsee Kanal &#8230; celui-là, c&rsquo;est le petit modèle !</em></p>
<p>Quelques ferries traversent également d&rsquo;une rive à l&rsquo;autre ; des canards, des oies sauvages et des cygnes aussi.<br />
Arrivant le lendemain devant les écluses de sortie, nous comprenons la raison de ce trafic minimum. Une des deux écluses principales, énormes bassins aptes à recevoir des bateaux XXL, est fermée pour sa maintenance, empêchant le trafic Ouest-Est. Les deux écluses « plaisance » étant, elles,  définitivement fermées (et replacées par de nouvelles dans cinq ans) … nous attendons plus d&rsquo;une heure et demie le passage.<br />
Maintenance certainement terminée le lendemain : du joli port de Laboé où nous étions amarrés, nous avons pu voir passer à nouveau quelques monstres que nous préférons n&rsquo;avoir pas croisés dans le canal.</p>
<p>La Baltique nous montre son plus joli visage : ciel bleu cian, mer bleue &#8230; outremer, petits nuages pommelés : on dirait la Grèce :-)). Je plaisante à peine. Les jours suivants nous révéleront une mer qui sait aussi se montrer noire et furieuse. Ici les paysages se font plus riants, de grandes rias creusent la côte entre Kiel et la frontière danoise. Ainsi avons-nous relâché dans le très joli port de Kappeln, dans ce que les allemands appellent la Schlee. Une rivière aux rives verdoyantes et sauvages comme on en rêve. Pour les initiés, pensez « rivière d&rsquo;Auray » ou « Golfe du Morbihan » et vous aurez une idée du décors. Un pont ouvrant permet aux bateaux de rentrer profondément dans la ria jusqu&rsquo;à Schleswig, cité qui donne son nom au land (Schleswig-Holstein). C&rsquo;est ce pont que franchit le trois mâts sur la photo de Une.</p>
<p>Question accessibilité des ports, c&rsquo;est une autre histoire ! Nos amis allemands de cette région, imités par l&rsquo;ensemble des ports du Danemark, ont la bonne idée d&rsquo;amarrer leurs bateaux entre deux piquets. Deux points d&rsquo;ancrage à ajouter aux deux anneaux du quai : cela fait un amarrage sûr et un voilier bloqué aux quatre coins. Bravo !<br />
Sauf que.<br />
A Kappeln nous prenons pour la première fois ce type de poste d&rsquo;amarrage. Concentration, petit vent de travers, coordination parfaite de l&rsquo;équipage … belle arrivée ! Le lendemain, le maître de port nous demande de nous repositionner dans une autre place, celle-ci devant être libérée. Vent de travers, 18 à 22 nœuds en rafales, courant traversier dans le sens du vent : la bonne solution était de dire non. Nous avons tenté une sortie et nous sommes sortis. Mais ma fierté et mon ego ne vous décriront pas comment.<em> Distribil</em> est le mot correct, ou encore<em> foirage</em> complet ou encore …. mais le bateau et ses voisins s&rsquo;en sont tirés sans même une égratignure : l&rsquo;essentiel ! Ceci grâce à l&rsquo;aide décisive de Jonathan, un jeune plaisancier-papa d&rsquo;une adorable gamine d&rsquo;un an. Une bière à bord nous a permis de sympathiser avec toute la famille et surtout de lui dire … merci ! Ils habitent Kiel, ont leur bateau à Kappeln et nous nous reverrons &#8230;(voir pourquoi en fin d&rsquo;actualité).<br />
Nous sommes maintenant au Danemark, à Sonderborg plus exactement. On vous en parlera une prochaine fois.<br />
De l&rsquo;Allemagne, nous avons retenu la gentillesse et la bonne humeur de ses habitants. Ils nous ressemblent plus que nous le croyions sans doute. Un exemple ? Ils ont adopté notre «canino-manie» : il y a un nombre <em>kolossal</em> de chiens qui promènent une famille  au bout d&rsquo;une laisse. Pour le reste, la propreté des rues, le civisme des comportements, la chaleur des rencontres et les relations de confiance mutuelle nous ont rendu la vie facile et agréable. Une des raisons qui font que Pixel passera son automne, son hiver et son printemps à Kappeln ! Mais de cela, nous reparlerons en août.<br />
Tschüss !</p>
<p><em>Spéciale dédicace à nos amis haut-savoyards. NON, nous ne sommes pas sur le lac Léman mais bien dans le canal de Kiel (Noordsee Kanal).<br />
</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9846.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-736" alt="IMG_9846" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9846.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
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		<title>PAYS BAS, NATURE HAUTE(MENT) BELLE</title>
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		<pubDate>Sun, 26 May 2019 12:31:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous étions en Hollande pour vous parler de la Belgique et nous sommes en Allemagne pour vous conter les Pays Bas. Peut-être serons-nous au Danemark pour vous narrer l&#8217;Allemagne ? Pays-Bas, pays des voiliers &#8230; &#160; &#160; Notre route initiale passait au large des îles de la Frise néerlandaise puis de la Frise allemande, sauf que. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous étions en Hollande pour vous parler de la Belgique et nous sommes en Allemagne pour vous conter les Pays Bas. Peut-être serons-nous au Danemark pour vous narrer l&rsquo;Allemagne ?</p>
<p><em>Pays-Bas, pays des voiliers &#8230;</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9730BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-720" alt="IMG_9730BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9730BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
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<p>Notre route initiale passait au large des îles de la Frise néerlandaise puis de la Frise allemande, sauf que. L&rsquo;étape s&rsquo;avère sans aucun abri possible sur plus de 85 milles et une météo peu favorable est annoncée  : nous prenons la tangente à Ijmuiden (port d&rsquo;entrée d&rsquo;Amsterdam) pour entrer à l&rsquo;intérieur du pays afin d&rsquo;en emprunter ses célèbres canaux. Nous avions déjà l&rsquo;expérience de cette navigation bucolique et champêtre mais c&rsquo;était il y a si longtemps que… parlons d&rsquo;autre chose que du temps qui passe ( trop vite). Notre nouvelle route a traversé l&rsquo;Isselmeer, la grande flaque intérieure que l&rsquo;on voit sur les cartes, avant de bifurquer vers la belle cité de Leeuwarden. De là, nous avons suivi de petits canaux jusqu&rsquo;à quelques encablures du port de Lauwersoog d&rsquo;où nous avons attendu une fenêtre favorable pour tirer au large vers Norderney, une des îles de la Frise allemande. C&rsquo;est de cette île que j&rsquo;écris ces quelques lignes (pour la localisation : voir la carte envoyée par mail). L&rsquo;étape entre Lauwersoog et Noderney a été rapide et agréable. Poussés par un vent de nord-ouest passant progressivement de 10 à 17 nœuds, aidés par un courant favorable qui, bizarrement nous a poussé plus de huit heures durant, nous n&rsquo;avons mis que onze heures pour faire les 66 nautiques qui nous séparaient de notre destination, passage de l&rsquo;écluse de Lauwersoog compris.</p>
<p>La soirée et la nuit passées le long d&rsquo;un petit ponton, au bord de notre canal, peu avant Lauwersoog, ont été magiques. Silence total, beau temps, nature magnifique et, pour compléter le tableau, deux barges traditionnelles amarrées un peu plus loin. Une « quadra » hollandaise, sur un de ces bateaux, a attiré notre attention. Armée d&rsquo;un genre de canne, elle lançait dans l&rsquo;eau puis récupérait un « truc » brillant attaché au bout de son fil. Nous l&rsquo;avons rejointe, nous demandant ce qu&rsquo;elle pouvait bien pêcher avec l&rsquo;engin.<br />
Fin de l&rsquo;énigme : il s&rsquo;agissait d&rsquo;un gros aimant. « Je cherche du métal dans l&rsquo;eau » nous a-t-elle expliqué, nous montrant cet aimant qui pendait de sa ligne de « pêche ». Activité semble-t-il régulière chez elle. Son butin ? Deux pièces de 1  euro et une fourchette … véridique !</p>
<p><em>Pixel aux champs &#8230;</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9776BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-722" alt="IMG_9776BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9776BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
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<p>Mais avant de parler paysage et autres curiosités, revenons, si vous le voulez bien, sur notre cheminement de marinier et de marinière. Un canal, c&rsquo;est facile à suivre, à l&rsquo;abri des vagues : il n&rsquo;y a qu&rsquo;à suivre les berges. Une « nav » tranquille donc, propice à la rêverie. Eh bien … QUE NENNI !!!<br />
Un canal, c&rsquo;est épuisant. Quelques ingrédients s&rsquo;invitent pour corser la chose et la rendre parfois très compliquée. Parmi ceux-ci, notons en deux en particulier :<br />
1 . Nous avons commis l&rsquo;erreur de ne pas nous doter des cartes les plus récentes (les nôtres datent de 2001…) ni du dernier « Wateralmanach » néerlandais. Bilan : nous nous sommes retrouvés devant un pont soi-disant basculant mais qui s&rsquo;est avéré être fermé définitivement au passage des bateaux mâtés. Demi-tour, casse-tête pour retrouver un canal ad hoc, profondeurs du canal « plan B » très très justes, et j&rsquo;en passe.<br />
2. En Frise, les canaux ne sont pas bordés de peupliers ou autres essences comme c&rsquo;est souvent le cas dans le reste du pays, laissant le vent s&rsquo;engouffrer en tourbillonnant. Rigolo sauf au moment de passer un pont. Il faut faire du stationnaire en attendant que l&rsquo;opérateur arrête les voitures (ou les trains parfois!) et lève le pont. L&rsquo;attente peut durer de deux minutes (rare) à plus de quinze. Quand le vent souffle de l&rsquo;arrière ou pire à 150 degrés, les manœuvres deviennent stressantes : éviter les autres bateaux, éviter les deux berges distantes d&rsquo;à peine 20 mètres, éviter de se retrouver sans solution de manœuvre trop prêt du pont : « ça le fait bien » à chaque fois, certes, mais il faut savoir qu&rsquo;une étape de quatre à cinq heures peut représenter une quinzaine de ponts. Bonjour la fatigue nerveuse à la fin de la journée.</p>
<p><em>Ci-dessous, un moulin, un pont fermé, un canal et des bateaux : la Hollande, quoi !</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9770BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-723" alt="IMG_9770BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9770BLOG.jpg" width="670" height="447" /></a></p>
<p>Les paysages, ici, ont d&rsquo;abord une odeur. Celle des épandages fréquents de fumiers et purins de toutes catégories. On aime ou on n&rsquo;aime pas les parfums de la campagne. Nous, on préfère ces effluves à celles pestilentielles, chimiques et beaucoup plus dangereuses, que l&rsquo;on répand pour éradiquer les petites bêtes volantes ou trébuchantes. Nous ne sommes pas naïfs : une certaine firme dont les produits « inoffensifs » pourrissent nos sols et assassinent ceux qui les répandent, vend sans doute autant de produit ici qu&rsquo;ailleurs dans le monde. Mais, bon. Puisqu&rsquo;on vous dit que ça sent la m… et pas le Gl…, vous devez nous croire !</p>
<p>Une odeur mais aussi une impression d&rsquo;espace infini. C&rsquo;est large, large, large. On pourrait se croire en mer, loin des côtes quand on a comme décors : l&rsquo;horizon au loin, du vert qui ondoie, un ciel pommelé et c&rsquo;est tout.<br />
Cette monotonie est quelquefois troublée par le vol d&rsquo;un héron cendré, des oies et des canards sauvages qui prennent leur envol devant notre étrave ou encore par les silhouettes de jolies bâtisses aux toits de chaume (enfin, dont le toit de tuile est recouvert d&rsquo;un chaume de décoration!) et aux jardins minutieusement entretenus avec leurs pelouses vert tendre en mode green de golf. De nombreux moulins également, comme neufs et en parfait état de marche. Les villes traversées sont autant d&rsquo;occasion de s émerveiller. Le canal longe des maisons et des immeubles anciens aux superbes couleurs terre de sienne-ocre brûlé, d&rsquo;adorables petits chemins piétonniers en pavés assortis. Nos coups de cœur pour la Frise : les bourgs  de Lemmer, Dokkum et la ville de Leeuwarden et . A visiter absolument !</p>
<p><em>Du canal, vue imprenable sur une curiosité &laquo;&nbsp;artistique&nbsp;&raquo; (noter les guillemets, merci).</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9708BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-719" alt="IMG_9708BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9708BLOG.jpg" width="670" height="483" /></a></p>
<p>Nous sommes souvent seuls dans les canaux : peu de bateaux en cette saison, même si à l&rsquo;approche des îles ou de la sortie vers le large, le trafic s&rsquo;intensifie un peu. Les néerlandais ont une passion pour les bateaux traditionnels, anciens ou reconstruit à l&rsquo;identique. Ils les entretiennent avec un grand soin et surtout, les utilisent. Naviguer ici, c&rsquo;est parfois se retrouver en plein milieu du XIX° siècle quand les seules embarcations sur l&rsquo;eau sont des « barges » en bois ou acier aux voiles cachou, flanquées de deux énormes dérives. Avec un ciel gris argenté et du vent dans les voiles, nous ne sommes plus très loin de nous trouver à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une marine d&rsquo;un grand maître hollandais !</p>
<p><em>Un de leurs splendides bateaux de travail des siècles derniers &#8230; et il y en a tant d&rsquo;autres ! Notez le drapeau qui est celui de la Frise.</em></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9752BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-721" alt="IMG_9752BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9752BLOG.jpg" width="670" height="408" /></a></p>
<p>On a aimé cette Hollande. Les Hollandais que nous avons rencontré sont assez difficiles d&rsquo;accès même si, une fois la barrière franchie (je dirais même enfoncée parfois, tant le premier contact n&rsquo;a parfois rien d&rsquo;aisé …), ils se montrent attentifs et prêts à nous renseigner (mais pas toujours…). Belges attachants, hollandais &#8230; détachants ?</p>
<p>De notre séjour à Norderney, je vous parlerai la prochaine fois. Nous allons y rester quelques jours pour profiter du lieu et attendre (encore une fois) l&rsquo;hypothétique livraison d&rsquo;une pièce essentielle au bon fonctionnement de nos toilettes (!).</p>
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		<title>PHOQUES, LOUFOQUES ET HLM</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2019 17:06:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Escales]]></category>
		<category><![CDATA[Navigations]]></category>

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		<description><![CDATA[PHOQUES, LOUFOQUES ET HLM Bonjour à tous. Bienvenus pour ce premier numéro dédié à notre butinage nordique. Nous vous avions laissé l&#8217;an dernier chez les chtimis et c&#8217;est donc de chez eux que nous sommes repartis. Pixel ? Dans le meilleur état possible, tout marche ou presque … un vrai plaisir ! Nous ? Dans le meilleur état [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>PHOQUES, LOUFOQUES ET HLM</b></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9662BLOG.jpg"><img class="alignleft  wp-image-709" alt="IMG_9662BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9662BLOG.jpg" width="670" height="611" /></a>Bonjour à tous. Bienvenus pour ce premier numéro dédié à notre butinage nordique. Nous vous avions laissé l&rsquo;an dernier chez les chtimis et c&rsquo;est donc de chez eux que nous sommes repartis. Pixel ? Dans le meilleur état possible, tout marche ou presque … un vrai plaisir ! Nous ? Dans le meilleur état possible, tout marche ou presque … un vrai plaisir ! (ah le copier-collé, quelle belle invention!). En pleine forme donc, pour vous compter une histoire belge.<span id="more-685"></span></p>
<p>Ainsi, nous voilà partis à la conquête du Nord. Une première étape tonique avec 15 nœuds pile dans le nez nous oblige à un louvoyage sympa, la mer ayant eu le bon goût de ne pas s&rsquo;énerver et de laisser paître ses moutons dans le bon ordre. Le lendemain, même topo mais avec une bascule de 30 à 40 degrés qui nous a permis de rester à peu près sur le même bord. Au total deux escales belges : Nieuwpoort puis Blankenberge. Nos retrouvailles avec les Flamands et quelques Wallons nous ont rappelé que ce peuple si attachant était bien le berceau du surréalisme ! Donc : Phoques, loufoques et hlm&#8230; je vous explique.</p>
<p>La côte belge est un mélange de beautés naturelles, d&rsquo;incongruités et …. d&rsquo;immeubles ! Nous avons ainsi croisé quatre phoques qui se prélassaient dans la vase du chenal de Nieuwpoort, un certain nombre de magnifiques oiseaux « pas-de-chez-nous » puis une ville sans poubelles (Blankenberge), dotée de conteneurs payants. Nous avons également flâné le long d&rsquo;une plage infinie, bordée d&rsquo;immeubles « R+ 8 » aux tons marronnasses ou gris-bleu et aux allures d&rsquo;HLM. Les concernant, nous avons pu remarquer qu&rsquo;ils étaient beaucoup plus <i>cosy</i> et <i>classe </i>qu&rsquo;ils ne voulaient bien paraître de loin. Un style improbable et contrasté que je qualifierais « d&rsquo;hausmannien-belge-de-bord-de- mer ». A voir les voitures de traders ou de footballeurs garées devant, les prix doivent être assez <i>classe</i>, eux aussi !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9686BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-710" alt="IMG_9686BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9686BLOG.jpg" width="670" height="381" /></a></p>
<p>Sans doute me suis-je trompé sur le HLM : à voir les bizarreries de toutes sortes qui parsèment le front de mer, je rejoindrais plutôt Renaud … dans son HLM, la Belgique &#8230; le hasch elle aime.</p>
<p>A noter, le &laquo;&nbsp;banc&nbsp;&raquo;  de Nieuwpoort, datant du début du XX° siècle et des premiers bains de mer sur cette côte. La photo ne vous dit pas qu&rsquo;il y a le même derrière celui-ci et qu&rsquo;ils mesurent au moins   120 à 130 mètres  chacun !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9651BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-711" alt="IMG_9651BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9651BLOG.jpg" width="760" height="507" /></a></p>
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<p>Et quelques excentricités bien senties &#8230;</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9667BLOG.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-712" alt="IMG_9667BLOG" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9667BLOG.jpg" width="447" height="670" /></a></p>
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<p>Et la suite me direz-vous ? Nous sommes arrivés tout au nord des Pays Bas après une rapide montée par la mer du Nord (Stelendam puis Ijmuiden). Pixel tire actuellement sur ses amarres dans la jolie marina de Lelystadt, bien abrité du force 5/6 de nord qui nous est tombé dessus en fin d&rsquo;après-midi. Nous rejoindrons Delfzijl par les canaux (plusieurs  jours de route) avant d&rsquo;attaquer les îles de la Frise allemande. Mais ceci est une autre histoire ! Promis, on vous racontera pourquoi nous ne nous attardons pas en Hollande cette année, notre objectif restant … le Nord !</p>
<p>PS : un mois de mai frisquet ajouté à un vent du nord glacial dans un pays a priori &laquo;&nbsp;pastropchaud&nbsp;&raquo; : nous sommes à l&rsquo;entraînement pour une future traversée à la voile de l’Arctique quand ses eaux seront totalement libres de glaces (hélas !).</p>
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		<title>CHT&#8217;ITES MOUETTES</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2018 19:07:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Escales]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous v&#8217;là dans le ch&#8217;Nord, à Boulogne sur mer, après quelques cht&#8217;ites étapes &#171;&#160;rin&#160;&#187; que normandes : Le Havre, Fécamp, Dieppe. De ces trois-là, nous retiendrons le « chinois » du Havre, les splendides falaises de craie de Fécamp avec, à leur pieds, d&#8217;inimitables cabines de plages et enfin la jolie ville de Dieppe, animée et proprette. L&#8217;accueil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0194.png"><img class="alignleft  wp-image-690" alt="IMG_0194" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0194.png" width="317" height="237" /></a></p>
<p>Nous v&rsquo;là dans le ch&rsquo;Nord, à Boulogne sur mer, après quelques cht&rsquo;ites étapes &laquo;&nbsp;rin&nbsp;&raquo; que normandes : Le Havre, Fécamp, Dieppe.<br />
De ces trois-là, nous retiendrons le « chinois » du Havre, les splendides falaises de craie de Fécamp avec, à leur pieds, d&rsquo;inimitables cabines de plages et enfin la jolie ville de Dieppe, animée et proprette. L&rsquo;accueil dans les ports est … bon, on passe à autre chose. Pas d&rsquo;aide au placement ni à l&rsquo;amarrage, sauf à Dieppe mais là, ce sont les sanitaires aussi beaux et propres qu&rsquo;inaccessibles puisqu&rsquo;à cinq cents mètres du ponton (distance vérifiée avec les données «<em>GMaps</em> », en principe fiables !). Avec Boulogne, nous arrivons dans un autre univers. La ville est attachante et recèle de bonnes surprises.</p>
<p><span id="more-668"></span></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9236.jpg"><img class="alignleft  wp-image-692" alt="IMG_9236" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9236.jpg" width="332" height="235" /></a></p>
<p>Parmi celles-ci, notons la qualité et l’extrême fraîcheur du poisson vendu sur un quai du port de pêche. On l&rsquo;achète dans de petits cabanons situés  au-dessus du quai des chalutiers ou des caseyeurs. Ces étals sont au nom de chaque bateau Un chalutier nommé « la Mouette » ou « le saint Joseph » vous vend le poisson pêché le jour même ou la veille à des prix plus que raisonnables. La sole était succulente, merci.</p>
<p>Nous avons également apprécié le marché du samedi et le fait d&rsquo;avoir  trouvé un charcutier traiteur d&rsquo;exception ainsi qu&rsquo;une bonne boulangerie-pâtisserie. Butinage gourmand, disions-nous : cela compte aussi pour rendre l&rsquo;escale très agréable. Cerise sur le gâteau, pour rester dans la gastronomie, la boulangerie citée plus haut tient boutique devant les bureaux de la marina à moins de vingt mètres de Pixel. Devinez quoi ? Martine s&rsquo;est portée volontaire pour aller chercher les croissants le matin. Étonnant, non ?</p>
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<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9226.jpg"><img class="alignleft  wp-image-688" alt="IMG_9226" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9226.jpg" width="339" height="205" /></a></p>
<p>Parlons un peu des bestioles . Les mouettes, rieuses ou pas,  sont des centaines et des centaines regroupées à Boulogne, protégées sans doute (elles nichent ici, nous a-t-on dit et il est interdit de toucher aux nids) mais surtout … envahissantes. Elle crient toute la journée, et « cht&rsquo;ient » partout leurs fientes qui maculent voitures, parkings, trottoirs et pontons … Elles sont accompagnées par une cohorte déjà conséquente de cormorans qui s&rsquo;aventurent souvent sur les catways branlants de la marina. Ajoutez les goélands qui trottinent sur les places en centre ville en compagnie des inévitables pigeons et vous aurez un tableau complet de la faune ailée du coin.</p>
<p>Nous ne visiterons pas l&rsquo;aquarium « Nausicaa » cette année, ni le musée chateau. Nous l&rsquo;avions fait quelques années auparavant et on peut dire que l&rsquo;aquarium nous avait « bluffé ». Il est, paraît-t-il, le plus grand d&rsquo;Europe.</p>
<p>A part cela, une  faune extrêmement abondante niche aussi dans le port : le Hollandais-Voileux en goguette. Dans une marina qui affiche complet tous les soirs (nous y avons passé quatre nuits), nous avons été  surpris de cette bien pacifique invasion. Sur vingt bateaux, une quinzaine sont néerlandais, les autres se partageant entre allemands, belges et anglais. Très peu de plaisanciers français font escale ici semble-t-il. Je compte les compatriotes visiteurs sur le doigt d&rsquo;une main dans une marina de plus de soixante-dix voiliers. Tout ceci nous donne, au moins quand nous sommes au port, l&rsquo;impression d&rsquo;être déjà arrivés dans une marina hollandaise &#8230; un acompte sur l&rsquo;an prochain, n&rsquo;en doutez pas !</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9271.jpg"><img class="alignleft  wp-image-701" alt="IMG_9271" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9271.jpg" width="277" height="184" /></a></p>
<p>Nous sommes maintenant à Dunkerque où nous avons trouvé un ber sur lequel Pixel pourra poser ses fesses jusqu&rsquo;au printemps prochain. Avant sa mise à terre, nous  profitons de la dizaine de jours qui nous en séparent  pour prolonger les travaux entrepris en mai -juin, à Paimboeuf. Étanchéité, électricité, nettoyage des bordés, vernis craquelés : nous sommes fatigués de réparer ! Mais si l&rsquo;on considère que l&rsquo;état général de Pixel est infiniment meilleur à ce jour qu&rsquo;il ne l&rsquo;était les années précédentes, alors, nous pouvons dire que nos efforts n&rsquo;ont pas été vains. Nous venons de rajouter un splendide plancher en (faux) teck sur le bridge-deck (entrée de la descente) et de repeindre le capot de la baille à mouillage qui ne ressemblait plus à rien &#8230; vidange, désarmement, et rangements : Pixel sera bientôt OK pour affronter sur son terre plein, le rude hiver nordique.</p>
<p>Incorrigibles, nous étudions déjà les cartes et guides de la Hollande et de l&rsquo;Allemagne  pour le mois de mai 2019. Le bilan de cette année est rapide mais très positif .</p>
<p>Citons pêle-mêle :</p>
<p>Une bonne navigation à la voile dans des vents modérés mais présents ( 90 heures de moteur pour sept semaines de navigation, très en-dessous des heures des années précédentes même en tenant compte d&rsquo;une durée moindre de navigation). Nous avons profité de l&rsquo;état de la mer qui, par dix nœuds de vent, reste très négociable et nous a permis d&rsquo;aligner quelques belles étapes de près et de louvoyage, aidés par le courant que nous utilisions pour tirer des bords très, très près du vent . Notre grand-voile, recousue au Crouesty, nous tire encore pas mal pour une vieille dame.</p>
<p>Un bateau dans lequel &laquo;&nbsp;tout marche&nbsp;&raquo; bien, ou presque ! Martine a pu jouer avec notre nouvel AIS (oh, t&rsquo;as vu,&nbsp;&raquo;Athena&nbsp;&raquo; nous suit avec une meilleure vitesse que nous, règles tes voiles !) qui nous sert aussi pour une meilleure sécurité (tiens, ce gros navire de commerce vient de sortir du port et embouque notre chenal à la vitesse de 14 nœuds &#8230;  prudence, serrons les bords !). Le sondeur sonde, l&rsquo;anémomètre indique, le loch et le speedo mesurent &#8230; à ce propos, nous avons fait 1002 milles nautiques (1855 kilomètres à la louche) depuis le départ de Paimboeuf à la moyenne de 5,2 nœuds. D&rsquo;une banalité à pleurer diront mes copains navigants. Sauf que sur Pixel, plus rien ne marchait.</p>
<p>Un océan et une Manche retrouvés. Nous avons croisés de superbes bateaux, des protos, des voiliers de course, des  vieux-mais-en-bon-état, des petits, des grands, des bricolés et des luxueux. Nous avons été accueillis par des gens qui connaissent la mer et la respectent, avons longé des côtes parfois inhospitalières, mal pavées, agitées de forts courants  mais bien balisées.  Nous nous sentons plus en sécurité dans ces eaux qu&rsquo;en méditerranée avec ses coups de folie et son vent qui ne connait généralement que le calme plat ou la crise de nerf. Ni orages violents et rafaleux, ni moustiques obstinés &#8230; nous nous sommes sentis bien.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9242.jpg"><img class="alignleft  wp-image-703" alt="IMG_9242" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9242.jpg" width="285" height="427" /></a></p>
<p>S&rsquo;il fallait regretter quelque chose, ce serait sans doute une étonnante absence de rencontres. Naviguer dans son pays ne facilite pas les contacts : les plaisanciers  fréquentent assez souvent des gens &laquo;&nbsp;du même port d&rsquo;attache&nbsp;&raquo;et snobent un peu ceux qui ne sont pas &nbsp;&raquo; du coin&nbsp;&raquo;. Quant aux étrangers, très présents cet été sur le littoral, ils restent chez eux c&rsquo;est-à-dire dans leurs bateaux. Nous sommes nous aussi sans doute responsables de cet état de fait mais c&rsquo;est, promis, à l&rsquo;insu de notre plein gré ! Autre regret qui n&rsquo;en est pas vraiment un puisque nous savions dès le départ que nous n&rsquo;allions emprunter sur des routes déjà parcourues : nous n&rsquo;avons que très peu connu l&rsquo;excitation de découvrir &#8230; une île, un pays, un mouillage, etc. Sont restés le grand plaisir de croiser de nouveau sur une côte si belle &#8230; et d&rsquo;avoir été dans l&rsquo;obligation de lever le pied et donc, de prendre le temps de soigner le bateau, sans compter une belle semaine avec notre équipière Odile !</p>
<p>Le dernier mot sera pour remercier Bernard, Chantal, Yves et Dominique : leur précieuse aide logistique, en mai et juin, nous aura permis de transformer un été programmé &laquo;&nbsp;galères&nbsp;&raquo; en un beau périple. Périple qui en appelle un plus grand, plus fort et plus nord !</p>
<p>A l&rsquo;an prochain, donc.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>QUATRE ILES OUBLIEES</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jul 2018 16:08:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Escales]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les Anglo-Normandes, dites-vous ? Je connais mais ne saurais pas les situer. Ah, ce sont ces paradis fiscaux au cœur de l&#8217;Europe, non ? » Voilà généralement ce que j&#8217;entends quand j&#8217;informe mon interlocuteur d&#8217;une possible visite là-bas. Un bout d&#8217;Angleterre défiscalisé, bien planqué dans le coin ouest du Cotentin, juste au-dessus de la baie du Mont Saint Michel [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0151.jpg"><img class="alignleft  wp-image-672" alt="IMG_0151" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0151.jpg" width="260" height="195" /></a></p>
<p>«<em> Les Anglo-Normandes, dites-vous ? Je connais mais ne saurais pas les situer. Ah, ce sont ces paradis fiscaux au cœur de l&rsquo;Europe, non ?</em> »<br />
Voilà généralement ce que j&rsquo;entends quand j&rsquo;informe mon interlocuteur d&rsquo;une possible visite là-bas. Un bout d&rsquo;Angleterre défiscalisé, bien planqué dans le coin ouest du Cotentin, juste au-dessus de la baie du Mont Saint Michel et des remparts de Saint Malo… oh que voilà une définition très grossièrement brossée de ces îles qui sont bien autre chose qu&rsquo;une curiosité géopolitique et financière !</p>
<p><span id="more-656"></span></p>
<p>Nous avons visité quatre d&rsquo;entre elles, les plus grandes et les seules habitées si l&rsquo;on excepte Herm, la plus petite, très proche de Guernesey. Nous ne comptons pas les nombreux îlots, cailloux, étocs et autres « grunes » éparpillés dans cet archipel : il serait dangereux de les fréquenter de trop près : ce sont de terribles serial killers de bateaux.</p>
<p>Du sud au nord, nous commencerons par Jersey, filerons d&rsquo;un seul bord sur un mouillage idyllique à Sark, prendrons un fish and chips à Guernsey puis nous laisserons dériver dans le violent courant du « Swinge » pour une dernière étape à Alderney.</p>
<p>Outre le plaisir de retrouver de vieilles connaissances (avec ANDRO, nous visitions souvent ces « îles-étapes » bien pratiques avant de traverser sur le sud de l&rsquo;Angleterre …), nous profiterons du temps décidément exceptionnel de cet été pour effectuer quelques randonnées pédestres dans ces sites magnifiques.</p>
<p>JERSEY</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0156.jpg"><img class="alignleft  wp-image-673" alt="IMG_0156" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0156.jpg" width="419" height="300" /></a></p>
<p>Certes &#8230;Mais avant de parler de Jersey, parlons de notre amie Laure. Ou plutôt du livre qu&rsquo;elle nous a conseillé : <em>Churchill m&rsquo;a menti</em> de Caroline Grimm (qui n&rsquo;est pas la sœur des frères!). Un grand merci à elle. Le bouquin est passionnant, émouvant et &#8230; instructif. Il nous a permis une visite contextualisée et éclairée par des éléments généralement soigneusement cachés sous le tapis du consensus et de l&rsquo;oubli.<br />
Quatre îles oubliées, le titre de cet article n&rsquo;est pas choisi au hasard. En 1940, l&rsquo;Angleterre de Churchill concentre ses forces sur la défense de son territoire et « abandonne » les anglo-normandes. Quelques habitants de Jersey acceptent l&rsquo;offre des Anglais de les accueillir chez eux, la plupart des autres resteront et connaîtront … l&rsquo;enfer.<br />
A savoir : les nazis ont envahis les îles dès 1940, y sont restés jusqu&rsquo;en Mai 45 (!) et ont martyrisé la population (en fait, au début, ceux qui ne collaboraient pas étroitement avec l&rsquo;occupant). Cerise sur le gâteau de l&rsquo;ignominie : à Alderney*, ils ont fait construire par des prisonniers du front de l&rsquo;Est, des fortifications mais aussi, hélas, un camp de concentration pour « demi-juifs », les juifs mariés à des aryens. Juifs ? La communauté était importante dans cet archipel : ici comme ailleurs, en France par exemple, les antisémites militants et les « pas concernés » ont profité de l&rsquo;aubaine. Ces juifs-là ont été déportés en Allemagne ou en Pologne pendant que venaient de France ou d&rsquo;ailleurs les « demis » internés à Alderney pour y travailler avant d&rsquo;y être exterminés.</p>
<p>Je ne vais pas vous raconter par le menu le contenu du livre : lisez-le ! Il est plus nuancé et les situations décrites plus complexes que l&rsquo;est mon pauvre résumé. Les Anglais n&rsquo;ont pas voulu reconnaître que, un, des possessions de leur pays avait été partiellement occupées (Churchill, dans ses mémoires, dessine une carte dans laquelle les &laquo;&nbsp;anglos&nbsp;&raquo; sont françaises !!) et que, deux, des salauds comme nous en avons connu chez nous, aient pu appartenir à leur communauté. Chaque pays met sous le tapis ce qui le gêne &#8230; aucune nation n&rsquo;échappe à ce déni.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9170MODIF.jpg"><img class="alignleft  wp-image-670" alt="IMG_9170MODIF" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9170MODIF.jpg" width="434" height="260" /></a></p>
<p>A Jersey, les îliens, eux, se sont souvenus. L&rsquo;île offre au regard pas mal de monuments et des lieux de mémoires.  Par exemple, les fameux tunnels construits par des prisonniers de guerre pour servir d&rsquo;hôpital aux troupes allemandes et dans lesquels  nombre de ces travailleurs forcés et non nourris sont décédés.</p>
<p>Pour le reste, quelle belle île ! La côte nord est exceptionnelle. Un sentier côtier la longe sur toute sa longueur, offrant des vues superbes sur la mer et les falaises de granit. Nous en avons parcouru une partie pour notre plus grand plaisir de marcheurs.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0154.jpg"><img class="alignleft  wp-image-675" alt="IMG_0154" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0154.jpg" width="434" height="325" /></a><br />
Saint Hélier, la capitale, est une cité active et développée. Elle ressemble aux villes anglaises moyennes que nous connaissons à l&rsquo;exception notable des multiples noms de rue, de village et de places qui « sonnent » tout-à-fait français. Population affairée mais calme et accueillante, rues et autres lieux d&rsquo;hygiène ultra-propres … on pourrait se croire en Suisse (hasard?), multiplicité des banques comprise. Il y a là, comme ailleurs, des riches et des moins riches. Les premiers roulent dans des berlines achetées des sommes astronomiques, qui donnent aux parkings des allures monégasques . On sourit à la pensée que ces engins taillés pour l&rsquo;autoroute ou les chemins de campagne chaotiques roulent bien inutilement dans une île si petite.<br />
Le tourisme y est très présent mais pas vraiment écrasant. On y croise de nombreux Français : principalement ceux qui naviguent auxquels s&rsquo;ajoutent ceux qui profitent de la proximité d&rsquo;avec le continent pour une virée en ferry depuis St Malo ou Granville. Nous y avons passé trois jours complets avec l&rsquo;impression que nous n&rsquo;en avions pas fait le tour.</p>
<p>SARK</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0172.jpg"><img class="alignleft  wp-image-676" alt="IMG_0172" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0172.jpg" width="418" height="285" /></a></p>
<p>Peut-on faire plus différent de Jersey que Sark *? Une île toute menue, une île hors du temps avec des chemins de terre, des carrioles et des tracteurs. La « ville » est une rue longue d&rsquo;une centaine de mètres, parsemée des quelques boutiques nécessaires à la vie des habitants. Étonnant pays dont les administrations ou autres services publics logent dans des villas anonymes bordées de jardins proprets. Ainsi en va-t-il de l&rsquo;école, du siège du « gouvernement » ou encore de l’hôpital et même de la prison. Oui, il y a une prison à Sark ! Vide mais bien présente.<br />
Le pays est gouverné par des « familles » dans un conseil. Un sénéchal est choisi parmi ces familles pour diriger le pays. Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;une organisation féodale qui n&rsquo;a pas vraiment évoluée depuis le moyen-âge. Gens accueillants comme dans les autres îles, calme incroyable dû à l&rsquo;absence de voiture. Chemins et routes poussiéreux car non goudronnés, bordés par des haies hautes et fleuries dans lesquelles poussent quantité de mûres que nous ne pouvons cueillir, faute d&rsquo;être à maturité.<br />
La promenade entre notre -divin- mouillage de Dixcart Bay et Little Sark à l&rsquo;autre extrémité de l&rsquo;île nous a enchanté. Peu de tourisme : seuls quelques bateaux viennent de Guernsey dans la journée et déposent quelques dizaines de téméraires qui ont bien voulu tenter l&rsquo;expérience (pas de plages, pas de gadgets, pas d&rsquo;attractions … un coin pour poètes ou rêveurs en somme.<br />
Nous avons néanmoins vu quelques belles maisons anciennes proposant des « bed and breakfast » ou des locations saisonnières. Souvent situées dans des endroits enchanteurs avec des vues uniques, elles doivent être agréables à occuper pour un break hors de notre chère civilisation. Y venir à la fin de l&rsquo;été, c&rsquo;est pouvoir s&rsquo;offrir un temps de silence et de calme tout en cueillant les innombrables mûres bordant les chemins creux. Avis aux amateurs de destinations insolites !</p>
<p>GUERNSEY*</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_20180725_211710_BURST001_COVER_resized_20180730_051050355.jpg"><img class="alignleft  wp-image-678" alt="IMG_20180725_211710_BURST001_COVER_resized_20180730_051050355" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_20180725_211710_BURST001_COVER_resized_20180730_051050355.jpg" width="305" height="488" /></a></p>
<p align="justify">Nous ne nous sommes pas arrêtés longtemps dans cette île qui est certainement celle que nous connaissons le mieux pour l&rsquo;avoir parcourue en bus, à pied et même en vélo. Si Jersey est citadine et parfois vrombissante, Guernsey reste beaucoup plus rurale, « <i>old fashion</i> » par bien des aspects. Ici la richesse est moins étalée et les ruelles de Saint Peter, port principal, sont étroites et grimpantes. Vous l&rsquo;avez compris, elle ne ressemble pas à sa cousine. Son port est accueillant même si nous avons trouvé ses installations vieillies et son organisation, égale à ce qu&rsquo;elle était, c&rsquo;est-à-dire assez confuse. Les voiliers et autres bateaux à moteur se disputent une darse qui n&rsquo;est accessible qu&rsquo;à mi-marée et dans laquelle ils s&rsquo;entassent les uns contre les autres par rangées de deux ou trois, voire quatre. Vous arrivez, saluez votre voisin avec qui vous êtes à couple (oui, à couple, pas EN couple, pour ceux qui restent imperméables au langage nautique…). Après les politesses d&rsquo;usage, vous avez toutes les chances d&rsquo;entendre, en anglais, en français, en allemand ou en hollandais : <i>je pars demain à cinq heures du matin, je vais devoir vous déranger pour la manœuvre … </i>le bassin n&rsquo;est accessible qu&rsquo;à partir de deux heures trente avant et après pleine mer, c&rsquo;est donc la marée qui décide des départs. Quand vous-même êtes coincé contre le quai et que vous devez « avertir » deux bateaux à couple du votre, même plaisir sadique : je pars à quatre heures demain matin, je vais devoir …etc.</p>
<p align="justify">Nous avions traîné à Jersey, profité d&rsquo;un magnifique mouillage à Sark. Nous avons donc décidé de partir, à cinq heures trente, en même temps que notre <i>fucking</i> voisin de ponton qui venait de nous annoncer, « <i>a little bit »</i> goguenard, la bonne nouvelle de son matutinal départ.</p>
<p align="justify">Juste le temps de se régaler d&rsquo;un<em> fish and chips</em> excellent dans un joli pub (nommé le « dix-neuf » … dire qu&rsquo;à Annecy, on avait notre cantine au « dix-sept »!) et de s&rsquo;étonner de la grande qualité du produit. Nous en avions mangé d&rsquo;autres dans d&rsquo;autres endroits qui étaient très en-dessous de celui-ci.</p>
<p align="justify">Nous n&rsquo;avons pas visité la célèbre demeure de notre grand écrivain national (<i>Hauteville House</i>), celle-ci est en cours de restauration. Ce sera pour une prochaine fois. Au fait, de quel écrivain s&rsquo;agit-il ? Allez, ne soyez pas <i>misérables</i>, cherchez un peu dans votre mémoire ou dans le Lagarde et Michard consacré au dix-neuvième siècle ! &#8230; Tiens, dix-neuf ?!</p>
<p align="justify">Les courants, violents dans le coin, nous ont poussé à vive allure jusqu&rsquo;à Alderney, notre dernière escale anglo-normande.</p>
<p align="justify">ALDERNEY*</p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0175.jpg"><img class="alignleft  wp-image-679" alt="IMG_0175" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_0175.jpg" width="401" height="285" /></a></p>
<p align="justify">Étrange, très étrange petite île, tout en long, rase et battue par les vents. Le port est une rade artificielle crée par l&rsquo;ajout d&rsquo;une longue digue, protégée des vents du nord au sud-est mais pas du nord-est. De nombreuses bouées jaunes permettent aux bateaux en escale de s&rsquo;amarrer dans des conditions acceptables, à condition d&rsquo;avoir un bon moteur d&rsquo;annexe car le ponton pour les y accueillir est assez éloigné. On imaginait une Sark bis, en un peu plus grand … on a trouvé son exact contraire. L&rsquo;une est calme, silencieuse, dépourvue de toute automobile, quasi secrète, toute entière prise dans une nature superbe, omniprésente et inchangée depuis des siècles. L&rsquo;autre, Alderney donc, surprend.</p>
<p align="justify">Routes goudronnées avec voitures dessus. Beaucoup de voitures si l&rsquo;on rapporte le trafic à la taille de l&rsquo;espace. Un petit aéroport également. Une ville située sur le plateau, accessible depuis le port par une bonne petite grimpette. Un petit bourg plutôt, qui aligne ses boutiques multicolores sur deux, trois rues « principales ». Peu de monde dehors. Les îliens que nous croisons sont le plus souvent dans leur bagnole.</p>
<p align="justify">Nous tentons une balade sur le sentier côtier qui longe, mais d&rsquo;assez loin, les falaises imposantes de la côte sud. Le chemin passe juste en dessous de la piste atterrissage de l’aéroport. Trois avions à hélices, de taille modeste, viennent caresser le tarmac en passant près de nous. Les champs sont secs, jaunes comme on ne les imaginent pas dans ce coin arrosé. Il est vrai qu&rsquo;il ne pleut pas depuis de longues semaines .L&rsquo;île elle-même est un vaste plateau avec peu de végétation.</p>
<p align="justify">Notre retour au port passe par le club nautique local, charmant, ouvert de trois à cinq « <i>pm</i> » et tenu par des bénévoles. Accueil sans chichis, genre pension de famille, prix dérisoires. La taulière, une petite mamie adorable, pousse carrément un cri de joie en voyant les gens attablés en terrasse quitter précipitamment leurs tables pour se mettre à l&rsquo;abri. <i>It&rsquo;s raining, my god ! </i>Enfin de l&rsquo;eau ! Nous sommes contents pour elle et ses compatriotes. Échanges de sourire entendus : ici, la pluie, ça se fête.</p>
<p align="justify">Le cake au citron était divin et sortait tout droit du four de la dame, j&rsquo;en donnerais ma main à couper. De la dame en question, un petit clin d’œil complice : alors que je choisi ce gâteau plutôt que celui &laquo;&nbsp;à la courgette&nbsp;&raquo; ou celui &laquo;&nbsp;au chocolat&nbsp;&raquo;, elle me glisse : « vous verrez celui-là est vraiment excellent ». Il fut.</p>
<p align="justify">Le rideau du club se ferme et nous rentrons à bord. La météo que nous avons récupérée par le WIFI local nous met devant un choix à faire rapidement. Rester deux jours de plus mais être coincés par le mauvais temps qui s&rsquo;annonce ou partir plus tôt que prévu et se mettre à l&rsquo;abri à Cherbourg. Nous ne sommes pas trop partants pour être coincés ici, bateau loin du ponton, pas grand-chose à faire dans une île de toutes les façons impraticable par gros temps/grosse pluie. Et puis, ….</p>
<p align="justify">et puis il y a cette ambiance très particulière que nous ressentons ici, différente de celle des trois autres îles. Ambiance un peu pesante ? Rues un peu désertes ? Ville un peu … morte ? Un secret à cacher ? Nous ressentons tout cela mais en même temps, nous sommes parfaitement conscients qu&rsquo;une petite voix nous susurre dans l&rsquo;oreille qu&rsquo;il s&rsquo;est passé trop de choses ici pour une aussi petite communauté. La voix de Caroline Grimm  sans doute (voir le premier chapitre). Aurigny a été abandonnée par la quasi totalité des habitants en 1940. Ils sont revenus cinq ans plus tard dans une île transformée en camp de concentration. Les îliens n&rsquo;étaient pas les témoins de ces atrocités, n&rsquo;ont rien à commémorer. Les dépliants pour touristes n&rsquo;insistent pas sur cette tragédie : nous ne sommes pas à Auschwitz, circulez, il n&rsquo;y a rien à voir !</p>
<p align="justify">Aurions-nous eu ce même sentiment pesant si nous n&rsquo;avions pas lu ce livre ? Nous n&rsquo;avons pas la réponse… Le « nous » est employé parce que Martine a très exactement eu la même sensation dérangeante en se promenant dans ce drôle de coin.</p>
<p align="justify">Nous sommes maintenant à Cherbourg, à l&rsquo;abri dans le bateau. Un sud-ouest tonique souffle ses vint-cinq nœuds dans le port, charriant des averses lourdes et … humides. Le moment idéal pour les derniers potins du bord. La pêche par exemple !</p>
<p align="justify">Depuis que nos hameçons ont enfin tiré deux poissons, on dirait qu&rsquo;ils y ont pris goût ! Nous mouillons notre ligne de traîne, nous attendons quelques dizaines de minutes et …  deux beaux maquereaux frétillent  à l&rsquo;arrière du bateau, à préparer pour le repas du soir. Sympa, non ?</p>
<p align="justify">Bon, deux gros poissons à manger pour deux petits mangeurs… il reste toujours deux ou trois filets ! Que nous transformons en &laquo;&nbsp;<em>CREME DE MAQUEREAU FACON PIXEL</em>&nbsp;&raquo; .</p>
<p align="justify">Dont voici la recette ci-dessous. Testez là, elle est goûteuse !</p>
<p align="justify"><strong>Ingrédients  </strong> :   un maquereau fraîchement pêché / 1 citron / 20 grammes de beurre mou (salé si vous êtes en Bretagne, doux si vous êtes en Normandie) / une pincée de sel et trois ou quatre tours de &laquo;&nbsp;4 baies&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>Méthode</strong> :</p>
<p align="justify">Vider le poisson, le faire cuire dans un cours-bouillon et le laisser refroidir.</p>
<p align="justify">Prélever les filets en essayant de ne pas prendre d&rsquo;arêtes avec. Le hacher menu en le cisaillant entre deux lames de couteaux jusqu&rsquo;à obtenir l&rsquo;aspect &laquo;&nbsp;rillettes&nbsp;&raquo;. Ajouter le sel et le 4 baies. Mélanger l&rsquo;ensemble avec le beurre mou (mais surtout pas fondu !) et l&rsquo;arroser du citron pressé. Suivant le goût, quelques brins de persil  peuvent être ajoutés à ce moment-là. Éviter les herbes ou aromates trop &laquo;&nbsp;présentes&nbsp;&raquo; (ciboulette, curry, coriandre) qui dénaturent le reste.</p>
<p align="justify">Mettre le tout au frigo avant dégustation sur des toasts. Bon appétit !</p>
<p align="justify">A part cela, on voudrait adresser un coup de cœur de l&rsquo;équipage à l&rsquo;ensemble des marinas et autres ports dans lesquels nous nous sommes arrêtés depuis notre départ de Paimboeuf. Ayant navigué en Bretagne et en Manche il y a quelques années, nous constatons des progrès considérables dans l&rsquo;accueil. Personnel agréable et attentionné et efficace, hygiène des locaux en très gros progrès (pas de dessin, vous nous comprendrez), informations fiables et utiles &#8230; nous n&rsquo;étions pas habitués. Bravo !</p>
<p align="justify">Heu, il y a bien un port qui nous a rappelé comment c&rsquo;était &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo;. Accueil zéro, port très mal protégé (aucun travaux pour tenter d&rsquo;y remédier) et personnel peu concerné, voire franchement distant. Aucune aide à l&rsquo;arrivée. C&rsquo;était bien sûr le plus cher du lot ! Lot qui rime avec Saint Ma&#8230;..</p>
<p align="justify">Bon, je vous laisse. Nous partons demain en direction du pays des ch&rsquo;tis d&rsquo;où nous espérons bientôt vous souhaitez &#8230; la bienvenue.</p>
<p>* : <em>Je conserve sciemment le mot anglais, celui utilisé par les habitants du coin… pourquoi avons-nous la manie (coloniale ?) de tout franciser ? Donc, Sark = Serq,  Aldernez = Aurigny  et Guernsey = Guernesey.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>BRETAGNE UN JOUR &#8230;BRETAGNE TOUJOURS</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jul 2018 09:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Escales]]></category>
		<category><![CDATA[Navigations]]></category>

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		<description><![CDATA[La remontée entre l&#8217;estuaire de la Loire et la pointe du Finistère et maintenant la redécouverte d&#8217;une Bretagne nord absolument exaltante ont été pour nous l&#8217;occasion de retrouver un environnement dans lequel nous avions longuement évolué quand nous voguions en Manche avec Andro, notre petit Kelt 8 mètres dans les années 90. Rien n&#8217;a vraiment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La remontée entre l&rsquo;estuaire de la Loire et la pointe du Finistère et maintenant la redécouverte d&rsquo;une Bretagne nord absolument exaltante ont été pour nous l&rsquo;occasion de retrouver un environnement dans lequel nous avions longuement évolué quand nous voguions en Manche avec Andro, notre petit Kelt 8 mètres dans les années 90.</p>
<p><span id="more-641"></span></p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/105.jpg"><img class="alignleft  wp-image-665" alt="dav" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/105.jpg" width="299" height="504" /></a></p>
<p>Rien n&rsquo;a vraiment changé dans le paysage. Le granit a la tête dure et ne s&rsquo;érode pas si vite. Le breton est toujours aussi direct, accueillant et peu stressé. Les Grand-Bretons naviguent de plus en plus en couple ce qui semblait, my god ! &#8230; quasi impensable il y a trente ans. On en croise de nombreux exemplaires en Bretagne sud.<br />
Partout où nous sommes passés, l&rsquo;accueil a été chaleureux et, pour les ports, extrêmement efficace. On est loin des « gus » qui vous regardent arriver et prendre votre pendille par 15 nœuds de vent de travers en se croisant les bras ou en rentrant dans leur cabanon !<br />
Nos constatons également qu&rsquo;ici, la mer est prise au sérieux : le nombre d&rsquo;équipages portant des harnais-gilets de sauvetage est remarquable. Quant à nous, nous sortons et rentrons des ports sans nos équipements. Ceux-ci sont cependant prêts à être utilisés : nous les enfilons dès qu&rsquo;une houle croisée ou un clapot un peu tonique fait mine de secouer Pixel. Nous allons devoir adopter nous aussi ce réflexe « radical » de s&rsquo;équiper avant la sortie du port et par temps calme … pour ne pas passer pour de dangereux olibrius !<br />
La côte, depuis Brest et jusqu&rsquo;à Granville, nous a donné de multiples occasions de balades sur le fameux GR 34. Points de vues spectaculaires, petites criques inédites … les coins enchanteurs ne manquent pas.</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/122.jpg"><img class="alignleft  wp-image-660" alt="dig" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/122.jpg" width="398" height="230" /></a></p>
<p>Entre autres merveilles, le sentier qui va de Ploumanach à Perros Guirec est un des sites côtiers les plus beaux d&rsquo;Europe (si!). Les (célèbres) roches de Ploumanach, curieuses formes granitiques roses, éparpillées par un géant débonnaire, sont ce qu&rsquo;il y a de plus étonnant sur ce littoral pourtant bien pourvu en beautés naturelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/126.jpg"><img class="alignleft  wp-image-661" alt="dav" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/126.jpg" width="380" height="239" /></a></p>
<p>Nous avons profité d&rsquo;un temps calme et ensoleillé pour y glisser notre petit kayak gonflable : moment magique quand nous nous sommes faufilés entre les cailloux roses en question, dans une mer limpide et …. bleue, bleue, bleue ! (à noter : la couleur du chapeau assortie au kayak et à la mer).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous progressons à l&rsquo;allure d&rsquo;un bigorneau : une étape de navigation, trois jours de farniente dans de jolis pays (dans le désordre : Morlaix, l&rsquo;Aber Wrach&rsquo;, l&rsquo;Aber Ildut, Lézardrieux, Roscoff… liste non exhaustive!) puis à nouveau une étape de navigation. La Bretagne cette année se veut un peu originale : depuis plus de trois semaines … pas une goutte d&rsquo;eau. On se croirait en 1976 quand nous avons fait le tour de la Bretagne en vélo lors de la « grande sécheresse » de cette année-là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9124MODIF.jpg"><img class="alignleft  wp-image-658" alt="IMG_9124MODIF" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9124MODIF.jpg" width="381" height="245" /></a></p>
<p>A part ça, on pêche. On pêche même beaucoup. Et on prend bien soin de ne pas user notre ligne avec des poissons qui tireraient dessus. Donc on pêche mais on ne prend rien. Fiasco sur toute la ligne (de pêche) ! Là, j&rsquo;exagère un peu : deux maquereaux de bonne taille ont croisé notre route et nos leurres quelque part entre Saint Malo et saint Quay (merci saints Quay et Malo, nous vous allumerons un cierge&#8230;une prochaine fois). Deux repas assurés d&rsquo;un coup de ligne : pour une fois, les poissonneries que nous fréquentons assidûment ne nous ont pas aperçus !</p>
<p>Nous allons poursuivre notre route vers les anglo-normandes. Nous n&rsquo;y parlerons pas brexit puisqu&rsquo;elles ne font pas parties de l&rsquo;union européenne. Nous y retrouverons pourtant un air so british, humerons l&rsquo;odeur si … « particulière » des fish and chips, tremperons des scones dans notre tea, et finirons la soirée en sifflant du cidre à la pression et une ou deux pints d&rsquo;ale. On vous a déjà tout raconté ?</p>
<p>Mais non, derrière les clichés, on vous racontera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ces paradis « pas que » fiscaux sans jamais oser le demander. A bientôt donc !</p>
<p>PS :  les deux butineurs sont en bonne santé et ont décidé d&rsquo;aller jusqu&rsquo;en Belgique pour hiverner le bateau. Nous passerons par la côte française, avec encore quelques coins sympas à visiter. Profitons d&rsquo;avoir la frite pour faire coucou à nos amis belges ! &#8230; Ou il apparait que l&rsquo;auteur de ces lignes reprend la forme en même temps que ses blagues lourdes à deux sous&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>WE WILL SURVIVE !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jun 2018 08:47:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[WE WILL SURVIVE &#8230;* 18 JUIN En ce 18 juin, je ne résiste pas à l&#8217;appel, non d&#8217;un certain général, mais d&#8217;une envie de vous retrouver, chers lecteurs. Pas pour vous raconter les impondérables, aléas, pépins et autres embûches que les dieux vikings nous ont balancé sur le crane : pas intéressants, détestables même … donc [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">WE WILL SURVIVE &#8230;*</p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8922MOD.jpg"><img class="alignleft  wp-image-643" alt="IMG_8922MOD" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8922MOD.jpg" width="396" height="264" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">18 JUIN</span></p>
<p align="justify">En ce 18 juin, je ne résiste pas à l&rsquo;appel, non d&rsquo;un certain général, mais d&rsquo;une envie de vous retrouver, chers lecteurs. Pas pour vous raconter les impondérables, aléas, pépins et autres embûches que les dieux vikings nous ont balancé sur le crane : pas intéressants, détestables même … donc à ne pas partager ! Nous nous contenterons donc de vous dire que le périple prévu cette année est remplacé, après avoir pris cinq semaines de retard, par un vagabondage breton, normand et cht&rsquo;i peut-être.</p>
<p align="justify"><span id="more-638"></span></p>
<p align="justify">L&rsquo;équipage se porte bien &#8211; merci &#8211; mais doit surveiller sa santé (dont l’œil du capitaine), ceci expliquant pourquoi nous avons réduit nos ambitions de distances. Trois semaines de chantier n&rsquo;ont pas été de trop pour redonner à Pixel une allure et des équipements à la hauteur. Nous n&rsquo;avons que trop négligé l&rsquo;entretien sérieux de notre bateau, il est normal que cela nous retombe sur la tête, même si une partie des problèmes vient de l&rsquo;obsolescence (normale ou pas) des appareils du bord.</p>
<p align="justify">Donc, nous flottons et sommes sortis de la Loire pour faire de l&rsquo;ouest et redécouvrir les paysages maritimes magnifiques du sud de la Bretagne.</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">SAVEURS OCÉANES …</span></p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8935MOD.jpg"><img class="alignleft  wp-image-646" alt="IMG_8935MOD" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8935MOD.jpg" width="395" height="251" /></a></p>
<p align="justify">L&rsquo;an passé, c&rsquo;était bleu, caniculaire, clapoteux, culturel, calme ou furieusement venté, ça sentait le thym et l’eucalyptus. Il faisait nuit tôt et nous croisions des voiliers souvent longs et luxueux, occupés par des retraités qui faisaient sécher leurs os au soleil. Bref, c&rsquo;était le bon temps.</p>
<p align="justify">Aujourd&rsquo;hui, nous retrouvons les saveurs océanes ! Le temps est magnifique (voir photo ci-dessus), la mer verte ou grise (qui peut me dire en quoi le bleu outremer est plus beau qu&rsquo;un camaïeu de gris et de verts?) et la côte sent le varech et la vase. La mer respire, monte puis descend, découvrant un estran grouillant de vie qu&rsquo;elle engloutit ensuite en moins de six heures. Les vagues sont souples et confortables, le vent régulier et moins caractériel « qu&rsquo;en bas » même si … le coin peut devenir franchement rock and roll quand une dépression déboule des States. Les étals regorgent de poissons et de crustacés frais, frais, frais et plutôt bon marché. Bref, c&rsquo;est toujours le bon temps !</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">NOUS SUIVRE CET ÉTÉ …</span></p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9027MOD.jpg"><img class="alignleft  wp-image-648" alt="IMG_9027MOD" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_9027MOD.jpg" width="398" height="266" /></a></p>
<p align="justify">Trichons un peu : je reprends la plume (enfin, le clavier!) le 27 juin après une dizaine de jours de navigation. Pornichet, l&rsquo;entrée du golfe du Morbihan, Concarneau puis Sainte Marine « la bien nommée » : une route simple avec du vent en général portant, une journée avec vingt nœuds réels par le travers sur une mer quasi calme (vent de terre), des côtes ensoleillées depuis deux jours … bref, la Bretagne comme on l&rsquo;aime (included fête de la musique dans la ville close avec des chants de marins qui ricochaient sur le remparts … ambiance vieilles coques et voiles couleur de rouille !).</p>
<p align="justify">Nous sommes actuellement en mer d&rsquo;Iroise (ah ce nom « Iroise »!) pour des navigations courtes mais bonnes. Après un mouillage sympathique quoique un peu agité devant le port de Crozon Morgat, deux escales superbes nous attendaient : Camaret &laquo;&nbsp;la carte postale&nbsp;&raquo; et Douarnenez-Tréboul le port d&rsquo;où est né le renouveau du patrimoine naval français. Honneur à ces bénévoles accrocheurs comme des berniques qui ont crée l&rsquo;élan nécessaire pour que nous puissions, sur toutes les côtes de France, admirer désormais les manœuvres et les lignes magnifiques des thoniers, caseyeurs, fileyeurs, chaloupes sardinières ou chasse-marée restaurés ou reconstruits à l&rsquo;identique. Hier soir, l&rsquo;arrivée dans le soleil couchant de <em>Telen Mor</em>, chaloupe sardinière de Tréboul, fut un grand moment d&rsquo;émotion esthétique.</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">ÉQUIPAGE &#8230; ÉQUIPAGES</span></p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8947MOD.jpg"><img class="alignleft  wp-image-649" alt="IMG_8947MOD" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8947MOD.jpg" width="369" height="246" /></a></p>
<p align="justify">Nous avons profité de ces conditions idéales pour faire découvrir la navigation à voile à notre nouvelle équipière … eh ! … les anciens, pas de jalousie, hein ! Odile a pris la barre quelques minutes dans vingt nœuds de vent sans vraiment se stresser. Les montagnards sont des gens difficiles à déstabiliser ! Bravo à notre équipière qui partagera notre vie à bord encore quelques jours et qui apprend et retient chaque jour les quelques notions de navigation que nous lui donnons. Son « brevet premier degré » d&rsquo;équipière lui est déjà acquis … sauf si elle persiste et signe à vouloir absolument que chaque bout, écoute, drisse ou aussière se transforment en autant de « cordes » possibles. Ah, les montagnards !</p>
<p align="justify"><span style="color: #0000ff;">LA BRETAGNE, CA VOUS GAGNE !</span></p>
<p align="justify"><a href="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8991MOD.jpg"><img class="alignleft  wp-image-651" alt="IMG_8991MOD" src="http://batopixel.free.fr/wp-content/uploads/IMG_8991MOD.jpg" width="426" height="284" /></a></p>
<p align="justify">Nous retrouvons avec un grand plaisir les courants, balises, cailloux, hauts fonds et autres alignements qui représentent autant de contraintes rendant la navigation variée et prenante, sollicitant notre sens marin et nous donnant l&rsquo;occasion de choisir entre plusieurs routes. Nous pouvons compter sur un bateau fiable, bien équipé et bien aménagé, propre et clair ( les nouveaux vaigrages du plafond y sont pour quelque chose!) et c&rsquo;est bien la première fois depuis , depuis, … beaucoup trop longtemps. Notre pénible chantier était indispensable, donc.</p>
<p align="justify">Nous ne savons pas encore quel programme nous allons adopter pour les mois de juillet et août. Cela dépend de critères que nous ne maîtrisons pas. Vous en serez plus long après le 5 juillet. Ce sera soit une balade tranquille sur les côtes bretonnes et normandes, soit  une virée au-delà des frontières vers la Belgique et la Hollande. Eh, les vikings, nous ne vous avons pas oublié !     A suivre &#8230;</p>
<p align="justify">* : <em>nous survivrons</em></p>
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