Quelque part en Balagne….ouest Corse.
Eh bien voilà, nous (vous) avons (avez) traversé les cent milles nautiques qui nous séparaient de Calvi (soit pour les non avertis, 180 kms). Etape tranquille, parcourue en grande partie au moteur mais terminée avec un temps magnifique et sous voiles devant la superbe citadelle de Calvi. Mouillage ultra-tranquille devant le port, eau transparente, peu de touristes … Calvi nous reçoit avec ses nombreux charmes !
Nous glissons ensuite le long de cette fabuleuse côte qui s’étend de Calvi à Boniaccio : collection de couleurs (rochers rouges, gris, blancs, violets parfois), de parfums (du maquis corse) et de baies enchanteresses ; l’île de beauté porte bien son nom et la saison est idéale pour y flâner.
Un petit stop à Cargèse puis Pixel file directement en Sardaigne. La météo nous invite à ne pas traîner sur la côte corse afin de ne pas être bloqués par le fort vent prévu les jours suivants. Nous atteignons Santa Teresa de Gallura en fin d’après-midi, en remontant contre un petit force trois sympathique. La calanque dans laquelle se niche le port est très belle : Sardaigne, île de beauté « 2″, donc.
Après être descendus au portant sous génois seul avec 20 à 25 nœuds dans les fesses, nous sommes à présent à Carniggionne, autre petit port adorable, pourvu de commerces qui ont été soit fort appréciés (les meilleures et moins chères « gelati » dégustées depuis le départ) soit fort utiles (un Supermarket bien achalandé mais aussi un magasin d’accastillage qui nous a permis d’acheter le nécessaire pour une urgente vidange du moteur… L’équipage de Pixel est NUL en mécanique (vraiment nul) et a consacré de longues heures à tenter de sortir un filtre à l’huile récalcitrant et très mal placé, à pomper la vieille huile et à remettre tout en ordre, propreté comprise. Ce fut dur…en même temps, tout ce qui ne tue pas rend fort (merci Nietzsche) et nous sortons plus forts de ce mano a mano avec ce truc chaud, métallique et plein de mauvaises odeurs appelé moteur. Non mais !
La suite devrait être une tranquille glissade le long de la côté est : Olbia, Oroseï, Cagliari. Tranquille si Eole veut bien nous laisser passer : in fine, c’est quand même lui qui décide. Cher lecteur, ne prends pas « Eole » (qui n’existe pas) au pied de la lettre, c’est juste une formule !
Nous ne terminerons pas cet article sans remercier Antonella, ma prof d’italien qui m’a donné les premiers rudiments de cette magnifique langue. Rudiments que je mets en œuvre avec intérêt et plaisir. La communication est ainsi plus facile même si nous réservons encore l’anglais aux cas plus complexes !
Ciao a tutti !
PS : les lecteurs pour qui le vocabulaire marin est incompréhensible trouveront avantage à se reporter au glossaire en cours de réalisation dans la nouvelle page MAIS DE QUOI QUI CAUSE ? de ce site. Nous continuerons cependant à veiller à ce que le jargon nautique n’envahisse pas trop ces pages.
J’ai compris le message subliminal et te laisserai faire la vidange du van pour l’entraînement… J’en parle aux copains si tu veux !
voguez, voguez et continuez à nous faire rêver !
Bonjour Martine et Yves .
On est heureux de partager votre aventure .Après la Corse,vous voici en Sardaigne
On vous souhaite bon vent ,belle mer