UN PERIPLE QUI SENT LE SOUFRE

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Après Palerme la folle, il règne à bord comme une odeur de soufre. Pixel tire gentiment sur son ancre dans la baie d’une île enchanteresse. Mais, car il y a un mais …

Sous terre, Vulcain cuisine un sale ragout fait de feu et de gaz, de pressions énormes et de gargouillis sinistres. Mettre la planète en feu, il en bave toute la lave dont il est capable. Pour le moment, la croûte tient bon mais il sait que, tôt ou tard, il sera la vedette. Boum ! Il a réussi plusieurs fois à la crever, cette p… de croûte. Là-haut, des petites choses grouillantes, rampantes, volantes ou à quatre  pattes, ont déjà investi les nouveaux territoires. Il y pousse de la végétation et  même, suprême offense, de la vigne ! Des bêtes soi-disant plus évoluées ont également mis les pieds sur son sol, cultivant les terres généreuses, construisant des villages et des fortifications. Ils ont donné à ces cailloux qui sentent le soufre des noms bien à eux : Stromboli, Lipari, Panerea, Alcudi, Filicudi, que sais-je encore. Mais le pire du pire, l’affront suprême, ils l’ont commis avec son cailloux à lui. Juste au-dessus de sa cuisine, à deux pas de son laboratoire, ils ont appelé les lieux …

VULCANO.

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Vue du cratère et de Lipari au second plan

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Fumerolles sulfureuses ! Vulcain cuisine.

Déclaré meilleur mouillage de ce début de périple, Porto di ponente nous a accueilli pour quelques jours exaltants. La montée au cratère, tôt le matin, nous a laissé un parfum d’aventure quand nous avons dû prendre un chemin de détour pour arriver au point culminant, après avoir fait le tour complet du volcan. Magique ! Les fumerolles auraient pu nous faire croire que nous étions les potes d’Haroun Tazief. Las, à la descente en milieu de matinée, nous croisons les dizaines de touristes grimpant au sommet. Le charme s’ est rompu, nous voilà redescendus sur terre !

Bourg adorable, quelques bistrots à l’ombre rafraichissante…un magasin d’accastillage qui valait à lui seul le détour et qui nous a bien été utile.

Nous avons poursuivi notre butinage éolien avec la visite de Panarea, petite mais coquette île aux maisons d’un blanc éclatant (sommes-nous déjà en Grèce ?). Sans doute le caillou le plus « chic » de l’archipel avec Lipari : prix très au-dessus de la moyenne observée ailleurs, quelques boutiques de fringues, une bijouterie….

Nous ne voulions pas partir sans un tour complet du Stromboli, cône presque parfait et volcan encore très actif. Départ de nuit pour observer les coulées et les éruptions (lever : deux heures du mat’) … que nous n’avons pas vu pour cause d’ensommeillement de l’intéressé. L’activité volcanique n’est pas réglée sur l’activité touristique et c’est sans doute très bien comme ça !

Le Stromboli a donné naissance à un bébé volcan, tout près de lui. Si sa taille est très inférieure à celle du papa, sa qualité plastique et esthétique est sans égale. Non ?

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La prochaine fois, nous irons à Messine voir si l’on pêche la sardine mais nous n’irons pas à Lorient voir si l’on y pêche du hareng.