COURTE PARENTHESE ATHENIENNE

UN RÉSUMÉ D’ATHÈNES : ANTIQUE, MODERNE ET BAGNOLES !!!

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Surchauffée, polluée et trépidante : telle nous est apparue la capitale de la Grèce. Nous mettons à profit une assez longue escale dans le port de Corinthe pour une « échappée belle » en bus, direction Athènes. L’occasion de découvrir un autre aspect de ce si beau et si attachant pays ! Inutile de dire que nous ne l’avons pas regretté …

Avant de franchir l’incroyable canal de Corinthe, Pixel a poursuivi sa route dans un environnement splendide. Nous avons particulièrement apprécié notre mouillage devant Poros, ville principale de l’île éponyme. Île prisée des touristes certes, mais à l’atmosphère bon enfant, simple et vivante. Pratique également puisque nous y avons trouvé de quoi laver notre linge, compléter notre collection de Leds pour l’éclairage du bateau et autres bricoles utiles. Nous avions précédemment passé quelques journées ensoleillées dans la belle baie de Kiladia, celle un peu moins aimable de Porto Khelli ou encore, un peu avant, dans Ieraka : une magnifique crique à quelques encablures de Momenvasia.

Si la météo marine reste sympa, la « «terrestre » l’est un peu moins. L’été donne à présent toute sa mesure et les températures grimpent, grimpent … nous plongeant dans une torpeur peu propice à l’action. Chaud le matin, chaud la journée, chaud le soir, chaud dedans, chaud dehors … comme le chante joliment miss Chéral, Jeanne.

Nous arrivons finalement devant cette minuscule balafre dans le territoire grec, cinq kilomètres de long pour 25 mètres de large, j’ai nommé le canal de Corinthe. Passage rapide avec peu d’attente même si nous avons du mal à comprendre l’organisation du trafic par les autorités. Le vent quasi inexistant à l’entrée, se renforce bien vite et nous remontons contre 15 nœuds d’une brise liée au célèbre effet venturi. Il s’agit de ne pas lâcher la barre afin … de ne pas agrandir le canal par un crash le long des très proches, très friables et très très hautes parois ! Ambiance extraordinaire… nous ne sommes que trois bateaux à passer au même moment : un autre voilier et un bateau de promenade d’une trentaine de mètres.

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A peine sortis, nous prenons « la première à gauche » pour entrer dans le port quasi vide de la ville de Corinthe. Celle-ci, détruite successivement par plusieurs séismes, a été reconstruite un peu à la manière de villes comme St Nazaire ou le Havre après la guerre : grandes avenues perpendiculaires, petits immeubles et magasins en-dessous. L’ensemble est d’une grande banalité mais avec les terrasses des nombreux cafés, les gens se promenant dans les rues et les boutiques assez sympas, le charme finit par opérer. Nombre d’entre elles sont par ailleurs piétonnes.

Nous profitons d’être bien amarrés dans le port pour acheter des tickets de bus, réserver une chambre d’hôtel, filer à bonne allure sur l’autoroute pour enfin nous perdre dans cette folle capitale de la Grèce.

La première chose qui nous frappe est l’agitation extrêmement bruyante de la cité. Pour nous qui sortons de plusieurs mois de mer-mouillages-criques désertes-petites stations balnéaire-petites villes tranquilles, le choc est réel. Assourdissant dirions-nous. La ville est étendue mais ne compte que des habitations de faible hauteur, architecturalement peu attractives. Les avenues du centre sont bordées de larges trottoirs sur lesquels on trouve au même endroit, à la fois des boutiques de luxe (haute couture, bijoux, sellerie, ….), des échoppes incertaines et des bars de toutes les catégories. Image d’une ville effectivement mixte, le même quartier voire la même rue hébergeant Dior, un boui-boui, une pâtisserie ultra-chic, des immeubles en quasi ruines ou le siège d’un gros établissement financier international. Partout au milieu de tout cela, des bagnoles … encore des bagnoles parmi lesquelles une nuée de taxis jaunes qui se faufilent en écrasant les pieds des passants.

Autre constat, nous croisons assez peu de touristes. Ceux-là, nous les retrouverons bien vite pendant la visite du lieu emblématique de la cité : l’Acropole et dans les rues avoisinantes. Pour notre part, nous avons également visité le musée archéologique national, une merveille à ne manquer sous aucun prétexte. A notre grande surprise, les touristes y étaient déjà beaucoup moins nombreux. A propos, d’où viennent essentiellement ces visiteurs, notamment ceux de l’Acropole ? Du monde entier, certes … mais les français représentent selon notre perception, un quota majeur. Même constat pour les autres régions du pays : la France aime la Grèce qui le lui rend bien en général. Par exemple, à POROS, si vous remontez le quai du port en fermant les yeux (attention à ne pas tomber dans l’eau), vous aurez l’impression d’être rentré chez vous !

L’acropole, donc, mais aussi le musée. Il n’y a pas de mots pour décrire ces lieux ni ce que l’on y ressent, même en considérant que l’on doit faire abstraction du fait que l’Acropole est broutée par des milliers de nos bien-aimés troupeaux numérotés et guidés, sortant des hideux HLM-sur-mer de Costa ou autres MSC Croisières. Nos lecteurs savent de quoi on parle… je les renvoie aux articles de l’an dernier.

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Nous sommes ressortis de ces visites béats d’admiration pour ce(s) peuple(s) qui, il y a quelques millénaires, a(ont) … juste inventé notre civilisation. Un des « clous » du spectacle est la rangée de vitrine consacrées à la civilisation mycénienne. Celle-ci s’est développée entre les 16ème et 12ème siècles avant notre ère (pour la suite, allez creuser vous-même sur le net..). Cyclades, et civilisation minoenne notamment, complètent la vue d’ensemble sur la préhistoire de la Grèce et de ses îles, c’est-à-dire avant le 8ème S avant JC. Les statues sont elles aussi à la fois impressionnantes, touchantes voire troublantes. Non ?

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L’archéologue Heinrich Schliemann s’intéresse à Mycène dès 1876 et découvre sur le site « le cercle A des tombes », un fabuleux amoncellement de masques, bijoux, armes décorées et autres objets magnifiquement travaillés, la plupart en or. Ce sont des pièces d’une beauté saisissante et presque… contemporaine.

Nous terminons cette séquence culturelle par la visite de l’antique Corinthe, située quelques kilomètres au nord-ouest du port où se trouve Pixel. un autre éblouissement nous y attendait !

Nous  attendons le retour d’un temps maniable (depuis vendredi soir et jusqu’à lundi matin en principe, 25 à 30 nœuds d’ouest/nord-ouest tendent méchamment les aussières de notre  voilier bien à l’abri)..pour repartir vers l’ouest dans le golfe de Corinthe puis dans celui de Patras. La prochaine fois, tiens ! je vous parlerai chien, chat et sécurité …à bientôt !

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2 réflexions au sujet de « COURTE PARENTHESE ATHENIENNE »

  1. Y.D.

    Nous aussi, on a eu droit à notre petite canicule. Il fait moins chaud maintenant mais le beau temps persiste. Nous gardons nos petits enfants à NO. Les 4 pour 3 jours et les plus grands 12 jours. Les 4 ensemble, ça été assez chaud! le mois d’août sera plus calme avec des allers et retours entre Noirmoutier et Machecoul. Debut septembre nous passons une dizaine de jours en Espagne pour ne pas rompre avec la tradition. A bientôt de vos nouvelles pour partager vos prochaines aventures. Y.D.

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  2. Odile

    J’espère que ce petit mot vous atteindra. Jusqu’ici , il me semble que vous n’avez rien reçu.
    Nous sommes sur le départ pour le Mercantour. Nous espérons y trouver de beaux paysages aussi, mais rien à voir avec les vôtres qui nous font rêver.
    Nous vous souhaitons une fin de voyage toujours aussi agréable et bon vent.
    Odile

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