BARCELONE, SETE, MARSEILLE, NICE … autant de villes dans lesquelles nous avons eu le plaisir d’entrer un jour par la mer. Toutes se découvrent de loin, une bande de couleur qui tranche avec le reste du trait de côte, dévoilant petit à petit les silhouettes de leurs grands immeubles, tours ou monuments remarquables. Souvent, des avions montent et descendent en approche de l’aéroport qui se trouve tout près de là. Aujourd’hui, c’est CAGLIARI qui nous attend…
… Où l’on entre par la grande porte du port industriel et commercial. Des caboteurs, des ferries… plus tard, un immeuble de douze étages qui flotte (merci Costa Croisières et autres armateurs pour ces horreurs !).
Une marina folklorique, tirée directe d’un roman d’Hemingway : bois sales qui craquent, empilements d’objets hétéroclites, odeurs incertaines et un vieux barde presque chenu qui nous accueille. Nous doutons que ce monsieur ait un quelconque rapport avec les habituels ormettagiorri qui nous guident à notre place. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit du big boss de cette improbable quoi qu’efficace équipe d’une marina attachante finalement et pas chère. Marina del Sole, se nomme-t-elle. Bon, pourquoi pas.
La ville, fermée le dimanche comme une huitre, ouvrira pour nous ses charmes les deux jours suivants. Nous sommes bien (dans les deux sens du terme), dans une ville du sud,au bord de la « mare nostrum » : ruelles étroites pour se protéger du soleil écrasant de l’été, linges qui claquent au vent entre deux fenêtres, caoutchouc géants et bougainvillées éclatants, quelques palmiers et des terrasses plus attirantes encore que la sirène d’Ulysse. Une ville qui ne se la joue pas musée, une vraie ville, quoi ! Quel contraste avec les paysages quasi déserts et empreints d’une certaine sauvagerie que nous venons de traverser. Sardaigne, terre de contraste ?
Ma bellissima isola, nous allons bientôt te quitter mais nous ne sommes pas prêts de t’oublier !
Ruelles rafraichissantes ….
Postière motorisée
Déjà au temps des romains : « du pain et des jeux », quelques siècles avant Berlusconi …