Pixel aura bientôt les fesses à l’air. Espérons qu’elles ne soient pas trop sales car nous ne pourrons pas effectuer de travaux de nettoyage dans notre marina d’hivernage … Mésolonghi (dont nous avons déjà parlé en juillet) pour renseigner nos lecteurs intéressés par notre lieu d’hivernage. C’est à l’entrée du golfe de Patras, au sud-sud est des îles ioniennes.
Si nous avions terminé notre périple dans un endroit mythique et à la beauté déraisonnable l’an dernier (Venise), cette année nous nous « contenterons » de la lagune de Mesolonghi, un coin que nous adorons vraiment, en particulier les gens qui y habitent.
Depuis une semaine nous profitons de son climat calme et serein, de la gentillesse de ses habitants et du paysage à l’unisson. C’est donc de là que nous repartirons l’an prochain avant un retour en France pour continuer à équiper, restaurer et entretenir notre merveilleux compagnon de voyage, vieille mais solide et performante « chose » en plastique, métal et bois qui nous permet de butiner ici et là.
Le temps en Grèce est très agréable au printemps, bien également en automne (paraît-il) mais vraiment très chaud en été … nous devrons en tenir compte dans nos prochains projets si nous restons quelques années dans le coin : beaucoup d’équipages nous disent naviguer dans ces périodes et laisser le bateau en été. L’idée est séduisante … le manque de « pep’s » cette année pour rédiger notre blog n’est que la résultante de cette sensation d’écrasement que je ressens quand le thermomètre reste en dessus des trente degrés plusieurs jours et nuits d’affilée. Le lecteur averti aura bien évidemment remarqué cette diminution qualitative et quantitative…je m’en excuse platement (ouais, enfin, n’exagérons rien, hein !).
Ce « post » est donc le dernier de cette année. Avant de vous laisser à vos activités diverses et variées et d’avoir le plaisir de pouvoir à nouveau vous faire la bise pour de vrai, laissez-moi vous compter une dernière péripétie « renversante ». Elle aurait mérité être le titre de la présente actualité qui se serait appelée :
IMPROBABLE, TROUBLANTE, AMICALE, HASARDEUSEMENT OBJECTIVE !
Hasardeusement objective pour faire allusion au « hasard objectif » : cette occurrence qu’un événement rare se produise en produisant également du sens…comme s’il avait été « télécommandé » par une quelconque puissance d’essence divine ou magique. Libre à chacun de se situer dans « le hasard n’existe pas » ou dans l’amusement que le hasard est décidément très joueur ! Ce sera notre hypothèse quant à nous.
Donc, cela commence il y a dix ou onze ans, en Espagne, en Galice plus précisément. Bloqués par le mauvais temps, nous sympathisons avec un couple, voisin de mouillage. Ces situations sont fréquentes entre navigants : un pépin, une situation un peu difficile, l’entre-aide des uns pour les autres et réciproquement …créent des liens d’amitié qui parfois se prolongent, parfois ne durent que le temps de quelques journées passées ensemble.
Ce fut le deuxième cas cette fois-ci mais nous avions beaucoup apprécié cette rencontre et l’avions gardé dans notre mémoire. Mieux, Mireille, la moitié de Richard, nous avait fait sourire avec son désir fort de « s’acheter un tas de cailloux en Grèce ». Amoureuse du pays et bien décidée à s’y installer un jour ou l’autre. Leur bateau « Isalio », était basé au pays basque, bien loin de ce rêve ! Par je ne sais quel processus, Martine et moi-même, avions introduit cette anecdote dans nos échanges et devant chaque maisons en ruine grecque rencontrée, , nous rigolions en lançant un « ça, c’est pour Isalio ! »
Il y a trois jours, mais vous vous en doutez déjà, nous apercevons « Isalio » le long du quai de Mesolonghi, amarré proprement à deux cents mètres de Pixel.
On ne vous racontera pas la suite, elle nous appartient. Mais quel hasard ! Quel plaisir surtout de recommencer une relation riche, qui va largement plus loin que les « copains » de quai rencontrés ici ou là et aussi vite oubliés. Nous devions donc nous revoir … Sur les milliers de kilomètres des côtes grecques et les centaines de bateaux qui y croisent … calculez la probabilité que nous avions de nous rencontrer et vous serez aussi surpris que nous de ce « hasard ». Mireille nous a par ailleurs avoué qu’ils avaient pensé à nous également, peu de temps auparavant à propos de je ne sais plus quel événement. Petit rappel : aucun contact pendant dix ans .. nous avions même oublié leurs prénoms, seul celui de leur bateau nous étant resté.
Étonnant non ? comme disait Desproges.
Allez, on vous souhaite à tous une bonne fin d’été et pour la plupart de nos lecteurs, à très bientôt !