Bonjour à tous !
Il fait actuellement 32 degrés centigrades à Grenoble … mais seulement 17 ° à Rethymnon, jolie ville crétoise où de méchants orages nous font profiter du carré cosy de Pixel. Thé chaud et biscuits de rigueur ! On attend demain pour faire route sur La Canée, 30 nautiques plus à l’ouest. L’occasion de revenir sur l’actualité cette dernière semaine.
La grande actu de la semaine est notre changement d’équipage. Cette année, nous avons eu la chance d’embarquer deux équipiers de choc. Pierre nous a accompagné les quatre premières semaines, vivant avec nous les affres de la mise à l’eau, les affres de la vidange du moteur, les affres de la recherche de gas-oil, et le plaisir du reste. Un grand merci à lui pour sa gentillesse et sa disponibilité, ajoutés à une capacité d’adaptation certaine. Nous avons inlassablement refait le monde ensemble, celui-ci est donc maintenant parfait, n’y touchez plus !
Depuis Vendredi, nous avons accueilli à bord Philippe, autre habitué des navigations pixéliennes et naviguant averti (donc double, un homme averti en valant deux). Hélas, une première constatation s’impose. Vendredi : orage. Samedi : orage. Dimanche : orages. Lundi : orages. Mais que fait donc la police ? Les « s » en plus ou en moins donnent le nombre approximatif d’ondées reçues sur le crâne. C’est ainsi : nous avons à bord un oiseau de mauvais temps. A noter que l’an dernier, Pierre avait joué le même rôle : trois semaines de nav, trois semaines pluvieuses ! A noter enfin : merci à nos équipiers d’assumer le rôle de faiseurs de pluie et de beau temps. Nous les embarquons essentiellement pour cela… ou presque.
Mon humour très approximatif risquant de lasser, je passe au résumé de la semaine. Une semaine de découvertes, de navigation et aussi de transition.
Nous avons quitté les Cyclades avec un bon vent portant qui a poussé Pixel à plus de six nœuds de moyenne. Notre route passant par Santorin, nous en avons profité pour pénétrer à l’intérieur de la caldeira. les villes, toutes situées au sommet de falaises abruptes, font comme des névés sur une montagne. Le spectacle est saisissant : le soleil qui se couche petit à petit, illumine les falaises ocres et rouges encadrées par le blanc immaculé des habitations et le bleu profond de la mer. Vue de cet endroit, Santorin est absolument magnifique. quel privilège avons-nous de pouvoir admirer ce spectacle joué par une nature flamboyante avec l’aide des hommes qui ont construit dans des endroits invraisemblables ces petits carrés blancs qui les protègent. Moulins et chapelles nous font oublier que nous savons une partie de site composée … d’hôtels de luxe.
L’étape de nuit entre Santorin et la Crète fut tranquille même si pixel, poussé par un bon force 3, rafales à 4/5, s’ébrouait avec plaisir entre les moutons divers et variés qui paissaient entre deux vagues.
Héraklion nous accueillit tôt le matin. En Crète, nous retrouvons avec plaisir les sensations vécues l’an dernier en mer Ionienne et dans le Péloponnèse : nous restons émus par la gentillesse et générosité des habitants liées une certaine nonchalance. En parlant de nonchalance …: port « ouvert », aucun service, pas d’accueil. En nous amarrant à un ponton, nous apprenons que ces places sont réservées aux membres d’un club de voile. Problème ? Non, chaque « membre » rencontré nous a gentiment salué et l’un d’entre eux nous a même donné une place inoccupée pour nous stationner… quatre nuits, tout aussi gratuitement.
La capitale crétoise est animée, populaire et touristique. Son musée archéologique est tout simplement extraordinaire (je pèse mes mots). A voir et, comme on dit, « vaut le voyage ».
Nous aurons l’occasion de reparler de la Crète une autre fois. Nous sommes actuellement à Réthymnon, 70 kilomètres à l’ouest de la capitale. Ville magnifique avec deux « surprises », ci-dessous.
Erreur de cap, nous sommes arrivés à Tunis… mosquée de Réthymnon (Crète)
Et enfin, une devinette (facile) pour les plus attentifs. Que fait cet homme, artisan âgé mais d’une immense maitrise.
A : il répare un drap de lin dans son atelier de couture
B : c’est un pizzaiolo qui prépare une immense pizza pour les prochaines fêtes.
C : c’est un artisan pâtissier qui prépare, en très fines couches successives, une pâte à Baklavas qu’il fait ensuite cuire et vend sur place dans son atelier.
La réponse C doit être la bonne… C’est juste ? C’est le monde à l’envers (êtes vous sûrs de l’avoir bien refait, le monde ???) si vous avez une température aussi basse en Crête pendant que nous sommes écrasés par la chaleur… à +++ pour la suite de vos aventures.
Bises
Thérèse