On aurait dû se méfier. Se méfier de l’air d’incompréhension totale d’Alain et Anne – un équipage très sympa rencontré en hivernage à Bari – quand nous leur avions avoué que la Grèce, ce serait vite fait, un tour du « Pélo » avant une remontée de l’Italie et un retour en France en septembre.
Se méfier aussi de ce type qui nous a accueilli dans la première Taverna fréquentée avec l’ami Pierre …un peu trop « ouzo » pour être vrai, pensions-nous. Et puis il y a eu la suite et tous ces types qui naviguent dans les îles ioniennes …. « depuis au moins 4 ou 5 années, je vois pas pourquoi j’irai ailleurs ! », et bien d’autres choses encore.
En quelques lignes et photos, comment le piège s’est doucement mais sûrement refermé sur nous qui projetons maintenant au moins deux années ici, et plus si affinités !
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DES HIRONDELLES ONT FAIT LE PRINTEMPS
Yesssss ! Nous revoilà « chez nous », à Otrante pour commencer puis à Santa Maria de Leuca ensuite. Traversée rapide de 21 heures, motorisée en grande partie, sous un ciel une nouvelle fois gris, parsemé de grains épars. En mai, ne fais surtout pas ce qu’il te plaît et si l’idée de se découvrir d’un fil nous était venue à l’esprit, nous sommes rapidement revenus aux habits d’automne voire d’hiver.
Otrante, joli port surmonté d’une ville tout aussi belle nous a d’ailleurs gratifié d’une « saucée » particulièrement humide : même nos os s’en souviendront. Santa Maria nous a permis de faire une étape « sport » avec 15/17 nœuds de vent arrière et, une fois n’est pas coutume, un beau ciel bleu. Mais cette fois, l’Italie n’est que la dernière marche avant de partir rencontrer Ulysse. Demain, nous partons pour Kerkéra ….
BALISE MORE
Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage … après une magnifique traversée de 71 milles (décidément, on enchaîne les longs parcours) sous le gris des grains mais avec un vent de sud, sud-est très régulier à 15 nœuds et plus, nous arrivons dans le parfait mouillage de la baie d’Imérolia, située au nord de Kerkera (Corfou).
D’une escapade à terre rapide en fin de journée pour déguster notre premier Ouzo, il apparaît :
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que la côte nord est magnifique
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que le premier Grec qui nous accueille dans sa Taverna est un type très sympa, chaleureux et qui nous lance « vive la France » en rigolant
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que l’Ouzo est une boisson excellente même si nous devrons apprendre à en maîtriser la consommation. En effet, notre charmant aubergiste nous a gratifié d’une très confortable dose du breuvage… dose qui a mis l’équipage dans une douce euphorie. Je rassure nos lecteurs : nous avons retrouvé Pixellina, notre annexe, puis Pixel sans (trop) zigzaguer.
Et puis, la grande nouvelle, c’est les hirondelles ! Elles sont partout, trissent à qui mieux mieux et nous annoncent enfin le beau temps attendu depuis trop longtemps ! enfin du bleu, du bleu, du bleu !
Nos inévitables ennuis techniques (nous attendons toujours la livraison de notre loch (peut-être) réparé, parti mercredi de Bari) nous mettent à l’abri d’un réflexe quasi pavlovien chez nous : à peine arrivés que déjà partis voir ailleurs si l’eau est plus pure !
L’occasion rêvée de parcourir Corfou et la côte grecque en face, testant ici un mouillage magnifique mais encombré, là un mouillage « populaire » avec « tavernas » accueillantes et pas trop chères, enfin ailleurs sur la côte grecque, un havre de paix à la tranquillité incroyable : aucun bruit, trois bateaux dans une anse qui pourrait en accueillir une vingtaine. Merci au passage à Alain et Anne qui nous ont gribouillés « ici » sur la carte de notreguide Imray … vous êtes décidément de bon conseil, les copains !
Les nuits furent belles et tranquilles à l’exception d’une séance de balançoire pas prévue au milieu de l’une d’elle quand un ou plusieurs gros sillages de ferry ou autre croisiériste vinrent nous bousculer, se réfléchir sur les rochers, repartir en sens inverse : le cap’tain s’est levé pour voir ce qu’il se passait. Pas de vent mais un clapot d’enfer qui s’est calmé peu à peu. Étrange.
Nous sommes maintenant devant la ville de Corfou, charmante cité on l’a dit qui se laisse apprécier avec le temps. Hier, repas dans une taverna populaire, fréquentée par des locaux et recommandée par (bip) que Patrick et Anne Marie nous avaient conseillés d’installer sur la tablette.Un grand merci à eux car …. Très bonne pioche ! Moussaka excellente, servie avec un accompagnement goûteux, arrosée d’un blanc très, très correct. Le patron, serviable et attentionné, nous glissant gratuitement après ce copieux plat, une assiette garnie d’une tranche de pastèque et d’un petit gâteau local à se damner. Un festin pour 24 euros !
Nous n’oublions pas Pierre, de retour dans sa Haute Savoie montagneuse et parfois pluvieuse … ce séjour avec traversées ventées et rapides, émotions diverses et variées, Monténegro chagrin et Monopoli divin, pluies claquantes et rares rayons de soleil … resteront des moments privilégiés de partage et d’amitié. Merci à toi, l’ami et ne te met pas au cigare cubain, c’est mauvais pour ta santé. Caramba !
Quand Pixel aura récupéré tout son équipement électronique, nous plongerons alors vers le sud, enchaînant quelques escales dans les autres îles Ioniennes puis un tour du Péloponnèse dans le sens ouest/est. En principe, comme disent les marins, en principe ….
Mais vous le savez déjà, chers lecteurs, vous serez les premiers informés de nos fortunes et infortunes ! A plus !
VOIR VENISE ET PARTIR
Nous concluons donc notre butinage par un séjour d’une grosse semaine dans la cité des Doges.
Derrière une des cités les plus visitées du monde, se cache une autre Venise à l’abri du regard des milliers de touristes qui inondent quotidiennement la ville plus sûrement que « l’acqua alta ». Cette Venise hors sentiers n’est pas une Venise secrète et se livre facilement. En voici la méthode d’approche.
FIN DE PARTIE
Eh bien, ca y est ! Nous arrivons au terme de notre périple après six mois de découvertes, de rencontres et d’amitiés partagées, de rares galères et de petits bonheurs quotidiens, d’immenses plaisirs enfin, dont justement celui-ci, l’entrée dans Venise. Il en aura été le point d’orgue. Finir en beauté, dit-on ? Voilà, pris au pied de la lettre, ce que nous avons vraiment fait !
DES NOUVEAUX MONDES
Nous sommes à Korculà, cité où, parait-il, un certain Marco Polo serait né. Pas impossible puisque toute l’adriatique à cette époque commençait à être la propriété des Doges de Venise mais sans doute improbable … Marco a découvert de nombreux mondes nouveaux, bien modestement, nous vous parlons aujourd’hui de nos mondes à nous… Lire la suite
REVES ET REALITES
J’aurai tant voulu aller à Syracuse, chantait ô combien joliment Henri Salvador. Qui n’a pas lu au moins un Corto Maltese ou lu, ou regardé le faucon maltais au cinéma? Malte, Syracuse : machines à fantasmes ….aventures, chevaliers de Malte, beautés siciliennes, Humprey Bogart, …allez, tout exprès pour vous, on vous a fait le tri entre vos rêves et notre réalité (tri très subjectif, évidemment!).
UN PERIPLE QUI SENT LE SOUFRE
Après Palerme la folle, il règne à bord comme une odeur de soufre. Pixel tire gentiment sur son ancre dans la baie d’une île enchanteresse. Mais, car il y a un mais … Lire la suite
PALERME, O PALERME
Palerme la folle, Palerme-cliché, Palerme, tu n’as pas l’air de ce que tu es. Et tu es d’abord une terre de contrastes ! Lire la suite
UNE VILLE AU BORD DE LA GRANDE BLEUE
BARCELONE, SETE, MARSEILLE, NICE … autant de villes dans lesquelles nous avons eu le plaisir d’entrer un jour par la mer. Toutes se découvrent de loin, une bande de couleur qui tranche avec le reste du trait de côte, dévoilant petit à petit les silhouettes de leurs grands immeubles, tours ou monuments remarquables. Souvent, des avions montent et descendent en approche de l’aéroport qui se trouve tout près de là. Aujourd’hui, c’est CAGLIARI qui nous attend… Lire la suite
ILES DE BEAUTE
Quelque part en Balagne….ouest Corse.
Eh bien voilà, nous (vous) avons (avez) traversé les cent milles nautiques qui nous séparaient de Calvi (soit pour les non avertis, 180 kms). Etape tranquille, parcourue en grande partie au moteur mais terminée avec un temps magnifique et sous voiles devant la superbe citadelle de Calvi. Mouillage ultra-tranquille devant le port, eau transparente, peu de touristes … Calvi nous reçoit avec ses nombreux charmes !
Nous glissons ensuite le long de cette fabuleuse côte qui s’étend de Calvi à Boniaccio : collection de couleurs (rochers rouges, gris, blancs, violets parfois), de parfums (du maquis corse) et de baies enchanteresses ; l’île de beauté porte bien son nom et la saison est idéale pour y flâner.
Un petit stop à Cargèse puis Pixel file directement en Sardaigne. La météo nous invite à ne pas traîner sur la côte corse afin de ne pas être bloqués par le fort vent prévu les jours suivants. Nous atteignons Santa Teresa de Gallura en fin d’après-midi, en remontant contre un petit force trois sympathique. Lire la suite